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	<title>XIXe siècle &#8211; Le Secret derrière le Tableau</title>
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	<title>XIXe siècle &#8211; Le Secret derrière le Tableau</title>
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		<title>Femme au tournesol &#8211; Mary Cassatt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 08:01:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Americaine Mary Cassatt est l&rsquo;une des seules femmes du groupe impressionniste. Mais contrairement à ses confrères, elle ne peint guère le plein air. Ses sujets privilégiés, elle les trouve dans la sphère privée où sont alors confinées les femmes. Des instants doux et intimistes comme cette scène de tendre complicité entre une mère et son enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme est assise sur un fauteuil vert. Sa tenue d&rsquo;un vert plus clair, sans doute un déshabillé, est rehaussée par de longues et amples manches jaunes et un tournesol à la poitrine. Ce jaune vif, ainsi que sa chevelure rousse, contrastent avec les couleurs tendres du reste du tableau, conférant beaucoup d&rsquo;énergie à la scène. Sur les genoux de la femme est assise une petite fille nue et toutes deux se regardent dans le miroir à main qu&rsquo;elles tiennent ensemble. Mais dans ce miroir, nous ne voyons que le reflet du visage de l&rsquo;enfant qui rappelle celui de sa mère : moue boudeuse aux lèvres rouges, joues très roses, regard intense et cheveux roux, alors que ses cheveux semblent en réalité blonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;arrière plan, un autre miroir, plus grand, accroché au mur, nous montre les personnages sous un autre angle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la complicité entre la mère et la fille, c&rsquo;est un moment de transmission qui est représenté ici. Le tableau souligne l&rsquo;importance du paraître dans l&rsquo;univers féminin. Mais soigner son apparence n&rsquo;est pas nécessairement une activité prisée par les femmes comme le suggère l&rsquo;absence de sourire, voire le sérieux, des personnages qui s&rsquo;observent dans le miroir. Mary Cassatt dénonce peut-être le diktat de la beauté et de la séduction imposé au sexe féminin. « Tu devras être toujours belle et soignée, ma fille.&rsquo;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le message féministe est encore plus fort qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît. En 1905, le tournesol est depuis quelques années le symbole des suffragettes du Kansas qui luttent pour obtenir le droit de vote. MaryCassatt ne l&rsquo;ignore pas et cette toile fut d&rsquo;ailleurs exposée avec d&rsquo;autres en 1915 à la galerie Knoedler à New-York . La vente de ces tableaux avait pour but de financer la campagne pour le droit de vote des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mère ne transmet donc pas à sa fille une leçon de coquetterie, elle plante les graines de l&rsquo;émancipation.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : National Gallery of Art, Washington.</p>
</blockquote>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Flaming June &#8211; Frederic Leighton</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Oct 2026 15:07:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="1023" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/10/Flaming_June_by_Frederic_Lord_Leighton_1830-1896-1023x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1370 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/10/Flaming_June_by_Frederic_Lord_Leighton_1830-1896-1023x1024.jpg 1023w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/10/Flaming_June_by_Frederic_Lord_Leighton_1830-1896-150x150.jpg 150w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/10/Flaming_June_by_Frederic_Lord_Leighton_1830-1896-300x300.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/10/Flaming_June_by_Frederic_Lord_Leighton_1830-1896-767x768.jpg 767w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/10/Flaming_June_by_Frederic_Lord_Leighton_1830-1896-600x600.jpg 600w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/10/Flaming_June_by_Frederic_Lord_Leighton_1830-1896.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Lovée au milieu de ses voiles qui l&rsquo;entourent d&rsquo;un cocon protecteur, elle dort comme un fruit mûr. Chaste sieste au soleil ou repos qui suit l&rsquo;amour ? Ses joues et son oreille rosies, sa chevelure rousse et son corps que sa robe flamboyante révèle autant qu&rsquo;elle ne le cache confèrent au tableau une grande sensualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière elle, le soleil méditerranéen fait scintiller la mer mais un auvent qui occupe le bord supérieur du tableau la protège de ses rayons. Ses voiles aux couleurs chaudes contrastent avec la fraîcheur du marbre où elle se repose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peintre anglais Frederic Leighton nous convie à un moment de grâce : chez ce partisan de l&rsquo;art pour la beauté, la peinture n&rsquo;est pas narrative, ne nous raconte rien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant la présence inquiétante de la mort plane sur cette scène à l&rsquo;atmosphère apaisante, à la beauté saisissante. Regardez les fleurs posées derrière la jeune femme, ce sont des fleurs de laurier-rose, une plante méditerranéene toxique. Observez également la position de la jeune femme : avec sa jambe pliée, son bras ramené vers la tête, elle rappelle la sculpture de Michel-Ange, l&rsquo;allégorie de la Nuit qui orne le tombeau de Julien de Médicis à Florence. Le sommeil et la mort se côtoient souvent avec une étrange familiarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le dernier chef-d&rsquo;oeuvre de Leighton, peint en 1895, l&rsquo;année même de la mort de l&rsquo;artiste. Acheté et publié l&rsquo;année suivante par le magazine « The Graphic » pour son numéro de Noël, le tableau de cette belle endormie séduit les familles anglaises qui se hâtent d&rsquo;en décorer leur salon. Puis celle que l&rsquo;on surnomme aujourd&rsquo;hui parfois « la Joconde de l&rsquo;hémisphère sud » a eu un mystérieux destin : elle a disparu de nombreuses années avant d&rsquo;être rachetée à plusieurs reprises pour une bouchée de pain. En 1963, Luis A. Ferré la rachète pour son Museo de Arte de Ponce à Porto-Rico où la belle dort encore aujourd&rsquo;hui&#8230;</p>
</div></div>
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		<title>Cousant la voile &#8211; Joaquin Sorolla</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 13:08:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="1024" height="746" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna-1024x746.jpg" alt="" class="wp-image-1352 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna-1024x746.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna-300x218.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna-768x559.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Le peintre espagnol présenta cette toile, avec d&rsquo;autres, à l&rsquo; Exposition universelle de Paris, y obtenant ainsi le Grand Prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tableau est à la fois très réaliste comme souvent chez Sorolla qui aime à montrer le travail des petites gens et très poétique conduisant le regardeur à rêver à de nouveaux et lointains horizons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des femmes s&rsquo;affairent à coudre une voile de bateau avec sérieux et concentration sous le regard attentif de deux hommes, sans doute les marins ou les propriétaires du bateau. Mais l&rsquo;ambiance est aussi aux bavardages et aux rires, complicité d&rsquo;une journée de labeur baignée par la lumière joyeuse du soleil méditerranéen.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voile, qui tient au centre la majeure partie de la toile, semble étonnamment être le sujet principal. Sa blancheur contraste avec le vert de la végétation qui orne le lieu de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, à y regarder de près, la voile est loin d&rsquo;être toute blanche et Sorolla, à la manière des impressionnistes qu&rsquo;il connaît bien, joue sur les effets d&rsquo;ombres et de lumière. Les rayons de soleil qui traversent les feuillages n&rsquo;illuminent pas uniformément le tissu et lui confèrent son aspect tacheté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La composition de la toile est impressionnante : la voile, les personnages au bord de la voile et la végétation qui les encadre forment autant de lignes de fuite qui guident le regard vers une porte ouverte sur l&rsquo;horizon et la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail est le prélude à une invitation au voyage. Voyage dont les femmes seront exclues, cantonnées telles des Pénélope à un patient ouvrage manuel. Mais leur travail, préparatoire ou réparateur, de couture est indispensable à la conquête masculine des mers. Et hommes et femmes unissent ici leurs compétences dans un moment de bonheur qui précède l&rsquo;aventure et ses éventuels tempêtes et dangers, bien que l&rsquo;horizon semble calme.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Musée Sorolla, Madrid.</p>
</blockquote>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Circé &#8211; Wright Barker</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 06:36:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="705" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889-1024x705.jpg" alt="" class="wp-image-1344 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889-1024x705.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889-300x207.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889-768x529.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889.jpg 1260w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;île d&rsquo;Eéa, dans un somptueux palais, vit Circé, déesse et magicienne, entourée de ses lions et de ses loups. S&rsquo;ils sont peints avec autant de réalisme, c&rsquo;est que le peintre britannique est avant tout un peintre animalier, spécialisé dans les animaux domestiques et les scènes de chasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, Wright Barker choisit de représenter un épisode mythologique. Le spectateur se substitue à l&rsquo;un des compagnons d&rsquo;Ulysse qui, dans l&rsquo;Odyssée d&rsquo;Homère, pénètre dans le palais de Circé, attiré par la voix enchanteresse de la magicienne. Mais comment représenter cette voix en peinture ? C&rsquo;est ce que suggère la bouche entrouverte de Circé et surtout la lyre qu&rsquo;elle tient de sa main gauche. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous, spectateurs, sommes encore à bonne distance de Circé mais déjà elle exerce sur nous une fascination extraordinaire. Du haut d&rsquo;un escalier de marbre, elle est en contre-plongée, nous donnant l&rsquo;impression d&rsquo;être à la fois petits et faibles devant sa toute-puissance. Notre regard remonte lentement le long de son corps : ses pieds nus dans ses sandales écrasent une peau de tigre, sa robe en voile blanc laisse deviner un genou, ses épaules et ses seins sont nus soulignés par des voiles qui flottent autour d&rsquo;elle comme animés d&rsquo;un souffle magique, ses cheveux bruns coiffés d&rsquo;un diadème en or contrastent avec la blancheur laiteuse de sa peau. De sa main droite, elle semble nous faire signe d&rsquo;approcher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais méfions-nous des animaux sauvages qui l&rsquo;entourent. Ils ont l&rsquo;air doux et paisible. Mais ils nous fixent quand même avec une inquiétante intensité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savez-vous qui ils sont vraiment ? Ce sont des hommes qu&rsquo;elle a transformés en bêtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les compagnons d&rsquo;Ulysse qui s&rsquo;approchent avec nous, trop confiants, ne tarderont pas à être changés en porcs et à devenir à leur tour les prisonniers de Circé. D&rsquo;ailleurs les feuilles qui s&rsquo;accrochent à la colonne ne préfigurent-elles pas le maléfice ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jonchant le sol de ce palais antique, les fleurs de pavot évoquent l&rsquo;opium ou le laudanum, philtres magiques des temps modernes, consommées à l&rsquo;époque de l&rsquo;Angleterre victorienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sarah Williamson, maître de conférences à l&rsquo;Université de Huddersfield, qui sensibilise les étudiants à la représentation des femmes dans l&rsquo;art, propose une parodie de ce tableau, faisant poser une Barbie à côté d&rsquo;un tigre en peluche. Elle imagine la commande du tableau : « “Je voudrais une jeune beauté séduisante, à moitié dévêtue, enfermée et avec du gros gibier”, aurait dit le commanditaire ». « “Que diriez-vous de Circé, avec cinq ou six tigres ?” aurait répondu l’artiste. “Tout le monde admirera votre intérêt pour la mythologie grecque.” Une manière sarcastique de dénoncer l&rsquo;attrait pour les beautés dénudées dans l&rsquo;art selon les époques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ne nous méprenons pas, Homère ne faisait pas de Circé un objet sexuel. C&rsquo;est même plutôt l&rsquo;inverse&#8230;car Ulysse ne sauvera ses compagnons de leur métamorphose et ne se fera de Circé une alliée qu&rsquo;en acceptant de coucher avec elle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Cartwright Hall Art Gallery, Bradford.</p>
</blockquote>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Fuyant la critique &#8211; Pere Borrell del Caso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 04:44:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="673" height="841" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Escaping_criticism-by_pere_borrel_del_caso.png" alt="" class="wp-image-1341 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Escaping_criticism-by_pere_borrel_del_caso.png 673w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Escaping_criticism-by_pere_borrel_del_caso-240x300.png 240w" sizes="(max-width: 673px) 100vw, 673px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Mais que font les gardiens de musées ? Voilà un personnage qui s&rsquo;échappe de son tableau sous nos regards impuissants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, le peintre défie les lois de l&rsquo;art figé qu&rsquo;est celui du portrait. Sous son pinceau, l&rsquo;enfant prend vie, se met en mouvement et conquiert sa liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pere Borrell del Caso est un peintre catalan qui, comme en témoigne cette oeuvre, maîtrise le réalisme. Son succès fut tel qu&rsquo;on lui proposa un poste d&rsquo;enseignant à l&rsquo;Ecole des Beaux-Arts de Barcelone. Soucieux de son indépendance, il refusa et créa sa propre académie. Il peignit de nombreuses scènes religieuses et des portraits mais nombre de ses tableaux furent détruits pendant la Guerre d&rsquo;Espagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette oeuvre de 1874 est aujourd&rsquo;hui la plus célèbre. C&rsquo;est un trompe-l&rsquo;œil, un tableau sur lequel l&rsquo;artiste, jouant sur les ombres et la perspective, créé l&rsquo;illusion d&rsquo;une troisième dimension. Un jeune garçon s&rsquo;échappe de son tableau, comme d&rsquo;une prison, enjambant une fenêtre que représente le cadre et s&rsquo;accrochant à son encadrement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jeune garçon est sans doute pauvre. Regardez son torse maigre qui laisse voir ses os, son pied nu noirci par la poussière. Il ressemble par ses vêtements comme par sa coiffure au mendiant de Murillo peint une dizaine d&rsquo;années plus tôt. Est-ce de cette cave ou de ce cachot sombre que s&rsquo;échappe l&rsquo;enfant de notre tableau ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le clair obscur qui maintient dans l&rsquo;ombre l&rsquo;arrière-plan laisse planer le mystère sur ce qu&rsquo;il fuit et met l&rsquo;enfant dans la lumière. Ses joues rosies suggèrent qu&rsquo;il a couru. Mais pour échapper à qui, à quoi ? Et regardez ses yeux exorbités. Est-il terrifié par quelqu&rsquo;un qui le poursuit ou ébahi par ce qu&rsquo;il découvre au-delà du tableau ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre « Fuyant la critique » n&rsquo;est pas le titre original , il a été attribué quelques années plus tard et n&rsquo;est pas de l&rsquo;artiste. Il suggère non sans humour la bêtise et la cruauté de certains jugements critiques sur les œuvres d&rsquo;art, les personnages des tableaux préférant fuir que supporter, stoïques, les jugements et les moqueries. Un des titres originaux était « Una cosa que no puede ser », « une chose qui ne peut être » soulignant la volonté de l&rsquo;artiste de tromper notre regard, de nous faire croire à ce qui n&rsquo;est pas et ne peut être.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous voulez un secret ? Ce tableau est conservé à la banque d&rsquo;Espagne à Madrid. De là à imaginer que notre mendiant est un voleur qui s&rsquo;échappe après avoir dérobé des billets comme dans un épisode de la Casa de Papel&#8230;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Banque d&rsquo;Espagne, Madrid.</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>La fiancée hésitante &#8211; Auguste Toulmouche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 06:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Sylvia Roustant&#160;&#60;syroustant@gmail.com&#62; 08:44 (il y a 0 minute) À&#160;moi Si de nombreux peintres furent pauvres et méconnus de leur vivant, ne connaissant qu&#8217;une gloire posthume, le phénomène inverse se produisit pour Toulmouche. Alors que les commandes de la bonne société affluent et lui assurent une belle carrière, il tombe dans l&#8217;oubli après sa mort. Il [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="836" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride-836x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1309 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride-836x1024.jpg 836w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride-245x300.jpg 245w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride-768x941.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride.jpg 900w" sizes="(max-width: 836px) 100vw, 836px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"><strong>Sylvia Roustant</strong>&nbsp;&lt;syroustant@gmail.com&gt;</td><td class="has-text-align-right" data-align="right">08:44 (il y a 0 minute)</td><td class="has-text-align-right" data-align="right"></td><td class="has-text-align-right" data-align="right" rowspan="2"></td></tr><tr><td colspan="3">À&nbsp;moi<img decoding="async" src="https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif" alt=""></td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si de nombreux peintres furent pauvres et méconnus de leur vivant, ne connaissant qu&rsquo;une gloire posthume, le phénomène inverse se produisit pour Toulmouche. Alors que les commandes de la bonne société affluent et lui assurent une belle carrière, il tombe dans l&rsquo;oubli après sa mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que celui qui épousa la cousine de Monet se tint loin des avant-gardes impressionnistes et se consacra aux portraits académiques de jeunes femmes aux robes somptueuses dans des intérieurs luxueux. Or, ces tableaux qui font la promotion de la mode du Second Empire ne nous touchent plus beaucoup. Et dans leur décor étouffant, les « délicieuses poupées de Toulmouche » comme les appelait Émile Zola s&rsquo;ennuient ferme : elles lisent, rêvent, attendent on ne sait quoi dans des attitudes lasses et passives, proches de l&rsquo;apathie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant en 2023, les réseaux sociaux exhument Toulmouche et depoussiērent l&rsquo;une de ses œuvres, « La fiancée hésitante ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre du tableau, dans sa robe de satin blanc au col et aux manchettes de fourrure immaculée, la future mariée, mine renfrognée, fixe et prend à parti le spectateur de son regard de colère à peine contenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Écrasée par un décor trop grand, pressée par ses sœurs ou ses amies qui l&rsquo;encouragent d&rsquo;un regard, d&rsquo; un baiser en lui tenant les mains, elle peine à se conformer au rôle qu&rsquo;on attend d&rsquo;elle. Elle a fourré son bouquet nuptial dans une poche et, regardez sous sa robe, elle croise négligemment ses pieds. Mademoiselle, un peu de tenue, enfin !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette société du paraître, les miroirs qui encadrent la scène ne reflètent rien mais ils enferment ces femmes-fantômes. Sois belle et tais-toi, n&rsquo;est-ce pas ce qui définit tout portrait ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut être bien jeune et naïve, comme le personnage de droite, pour jouer en souriant à la mariée, se mirant avec la couronne nuptiale&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023 donc, les réseaux sociaux font de cette jeune fiancée à la rébellion mutique face à un mariage arrangé, face à la nuit de noces qui l&rsquo;attend, un symbole du fémininsme. Elle devient un mème à qui l&rsquo;on prête des paroles indignées ou exaspérées. Car un tableau n&rsquo;est jamais complètement achevé. Le regardeur, par ce qu&rsquo;il projette dans l&rsquo;œuvre, continue longtemps à participer à sa création.</p>
</div></div>
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		<title>Surpris ! &#8211; Henri Rousseau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="644" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/N-6421-00-000034-wpu.jpg" alt="" class="wp-image-1301 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/N-6421-00-000034-wpu.jpg 800w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/N-6421-00-000034-wpu-300x242.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/N-6421-00-000034-wpu-768x618.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Mais qui est surpris dans cette toile ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tigre, oeil rond et moustaches hirsutes, que l&rsquo;orage surprend au coeur de la forêt tropicale ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proie du tigre qui bondit en montrant ses dents ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou le regardeur dérouté par ce titre avec point d&rsquo;exclamation autant que par la facture du tableau, magnifique et maladroite à la fois ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les éclairs zèbrent le ciel tandis que la pluie s&rsquo;abat en traits obliques et argentés, comme dans les estampes japonaises d&rsquo;Hiroshige à la mode en France en cette fin de XIXe siècle. La végétation luxuriante subit les assauts du vent : les feuilles s&rsquo;agitent et les grandes herbes et les branches ploient vers la droite.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette jungle aux couleurs profondes, aux multiples nuances de vert, Rousseau ne l&rsquo;a pourtant jamais vue. Il a prétendu avoir servi au Mexique mais il n&rsquo;a en réalité jamais quitté la France. La diversité et la richesse de la végétation de ses toiles de jungle (celle-ci datant de 1891 est d&rsquo;ailleurs la première), il la puise dans l&rsquo;observation des spécimens du Jardin des Plantes. « Quand j&rsquo;entre dans les maisons de verre et que je vois les plantes étranges des terres exotiques, il me semble que j&rsquo;entre dans un rêve » déclare-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, de fait, lorsque nous voyons ses tableaux, c&rsquo;est nous qui entrons dans un rêve&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rêve dans lequel il ne faut pas chercher le réalisme de la représentation sous peine d&rsquo;être surpris par ce tigre aux allures de chat grotesque plaqué maladroitement sur les hautes herbes. Et en effet, ils ont été nombreux à rire devant les toiles naïves de l&rsquo;autodidacte Rousseau. Le peintre s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs plu à découper et coller dans un carnet les critiques dédaigneuses et moqueuses de ses œuvres. Qu&rsquo;importe! On parlait de lui ! Qu&rsquo;importe ! Les artistes de son temps reconnaissaient son talent ! Picasso lui acheta des toiles et organisa même un banquet en son honneur !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rousseau n&rsquo;en vécut pas moins jusqu&rsquo;à la fin de sa vie dans la misère, quémandant parfois quelque argent pour manger à son ami Apollinaire. Ses jungles qui montrent souvent un animal dévorant sauvagement sa proie ne racontent-elles pas l&rsquo;homme que la faim tourmente ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ici, où se trouve la proie du tigre ? Rousseau expliqua qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;explorateurs mais il choisit de les placer hors-champ. Ou peut-être se résolut-il à les placer hors-champ devant la difficulté qu&rsquo;il rencontra à les représenter. Regardez l&rsquo;ombre à droite dans les herbes, n&rsquo;était-ce pas là l&#8217;emplacement réservé à la proie ? En tout cas, ces explorateurs hors-champ, ce sont un peu nos doubles, à nous qui découvrons le tableau&#8230; Si nous sommes d&rsquo;abord surpris par ce tigre qui ressemble si peu à ceux des toiles d&rsquo;un Delacroix, nous finissons par nous perdre dans la contemplation de ces jungles rêvées.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : National Gallery de Londres</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>Orchidée cattleya et trois colibris &#8211; Martin Johnson Heade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 08:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Peintre américain spécialisé dans la peinture de paysage, Heade voyage en Amérique centrale et en Amérique du Sud où il se plaît à représenter la faune et la flore d&#8217;une nature luxuriante. Dans ce tableau de 1871, une orchidée cattleya occupe le premier plan. Son rose éclatant illumine la toile. Observez la délicatesse de ses [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="582" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/1052609689.jpg" alt="" class="wp-image-1292 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/1052609689.jpg 800w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/1052609689-300x218.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/1052609689-768x559.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Peintre américain spécialisé dans la peinture de paysage, Heade voyage en Amérique centrale et en Amérique du Sud où il se plaît à représenter la faune et la flore d&rsquo;une nature luxuriante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce tableau de 1871, une orchidée cattleya occupe le premier plan. Son rose éclatant illumine la toile. Observez la délicatesse de ses pétales : le peintre souligne avec réalisme la beauté mais également la fragilité de cette fleur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le XIXe siècle, elle symbolise l&rsquo;amour et la sensualité. Sous la plume de Proust, elle est même au coeur d&rsquo;une expression coquine. Pour Swann et Odette, la dame aux cattleyas, « faire catleya » (avec un seul t), c&rsquo;est faire l&rsquo;amour&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A droite, trois colibris colorés sont représentés dans des postures différentes et sous plusieurs angles. : posés , en vol, de dos, de face, de profil&#8230; Comme sur la planche d&rsquo;un naturaliste, l&rsquo;artiste nous révèle toutes les facettes de son étonnante morphologie. Au milieu des oiseaux, un nid, savant entremêlement de fibres végétales, abrite deux petits oeufs blancs.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la proximité de l&rsquo;orchidée et des colibris, le peintre nous invite à nous étonner de leur différence de taille, le gigantisme de la fleur et la petitesse des oiseaux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrière-plan, flou, contraste avec la netteté et la précision de l&rsquo;orchidée et des oiseaux, créant un effet de profondeur, à la manière du sfumato de Léonard de Vinci. Mais il s&rsquo;agit ici aussi de nous faire percevoir la touffeur humide de la forêt tropicale. A droite, une trouée de ciel bleu annonce la fin de l&rsquo;orage.&nbsp;</p>
</div></div>
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		<title>La lavandière &#8211; Paul Camille Guigou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 09:55:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Quelle gageure étrange que de réaliser un portrait&#8230;de dos !&#160; C&#8217;est pourtant ce que fait Guigou en choisissant de représenter sa lavandière, courbée sur son ouvrage, plongée dans sa lessive au point de sembler ignorer la présence du peintre et de ceux qui, comme nous, la regardent. Elle nous paraît bien mystérieuse&#8230; Quelques objets laissent [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="461" height="650" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Lavandiere_1860_Paul_Guigou.jpg" alt="" class="wp-image-1288 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Lavandiere_1860_Paul_Guigou.jpg 461w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Lavandiere_1860_Paul_Guigou-213x300.jpg 213w" sizes="(max-width: 461px) 100vw, 461px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Quelle gageure étrange que de réaliser un portrait&#8230;de dos !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourtant ce que fait Guigou en choisissant de représenter sa lavandière, courbée sur son ouvrage, plongée dans sa lessive au point de sembler ignorer la présence du peintre et de ceux qui, comme nous, la regardent. Elle nous paraît bien mystérieuse&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques objets laissent deviner son activité : le tian en bas à gauche, qui contient le linge, et le « carrosse », ce bac en bois, souvent recouvert de paille ou de tissus, qui apporte un relatif confort à la femme agenouillée. Dans l&rsquo;arrière-plan droit, le linge étendu illustre l&rsquo;étape qui suivra son travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la peinture réaliste d&rsquo;une femme du peuple à son dur labeur, Guigou s&rsquo;inspire des toiles de Gustave Courbet qu&rsquo;il a pu admirer à l&rsquo;exposition universelle de Paris en 1855. Sans visage, elle représente toutes les lavandières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà du portrait, et c&rsquo;est peut-être aussi ce qui explique l&rsquo;anonymat de notre lavandière, c&rsquo;est sa chère Provence que met en scène le peintre originaire du Vaucluse. Formé aux Beaux-Arts de Marseille par Emile Loubon, proche des peintres de Barbizon, Guigou, pratique la peinture en plein air, « sur le motif ». Dans un paysage écrasé de soleil, la lavandière cherche l&rsquo;ombre au bord de la Durance et se protège de son chapeau provençal à larges bords. Les couleurs, ocres et bleu gris, semblent imprégnées de la poussière des été arides du Sud.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les formes courbes, qui jalonnent la toile et guident notre regard du premier plan au dernier plan, confèrent à l&rsquo;ensemble douceur et sensualité : le tian, la courbe du bac, la jupe, le chapeau jusqu&rsquo;à l&rsquo;arche du pont dans l&rsquo;arrière-plan droit.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la fin de sa (courte) vie, Guigou quitta la Provence pour Paris.. Au café Guerbois, il rencontra Sisley et Monet. Et lui qui peinait à vivre de sa peinture, donna alors des cours de dessin aux enfants de la baronne de Rothschild.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
</div></div>
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		<title>Le loup d&#8217;Agubbio &#8211; Luc Olivier Merson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 08:14:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="690" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1-1024x690.jpg" alt="" class="wp-image-1281 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1-1024x690.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1-300x202.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1-768x518.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:400">La légende raconte qu&rsquo;au XIIe siècle, le petit village italien d&rsquo;Agubbio vécut dans la terreur d&rsquo;un loup qui dévorait les bêtes et les hommes si bien que les habitants n&rsquo;osaient plus sortir de chez eux. Saint François d&rsquo;Assise, qui parlait aux animaux, conclut un pacte avec la bête : désormais, l&rsquo;animal ne manquerait plus de nourriture car les villageois lui donnerait à manger et lui n&rsquo;attaquerait plus jamais. En signe d&rsquo;accord, le loup posa sa patte dans la main du saint. Il vécut ainsi deux ans en bonne intelligence avec les hommes puis mourut de vieillesse, laissant les villageois dans un profond désarroi.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:400">C&rsquo;est cette légende que le tableau de Merson met en scène. Dans un village enneigé, un loup, dont la fine auréole au-dessus de la tête rappelle son lien avec le saint, tend délicatement sa gueule vers un morceau de viande que lui offre un boucher. </p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:400">La confiance et l&rsquo;amour semblent régner entre les hommes et l&rsquo;animal : derrière le boucher, un bébé se penche vers le loup, tandis qu&rsquo;une petite fille le caresse dans un sourire, sous le regard approbateur de sa mère. Même le chat, dans les jambes du boucher, voudrait partager son repas. Le loup est d&rsquo;ailleurs mieux nourri que les autres animaux. Regardez le chien couché au premier plan à gauche : il se contente d&rsquo;un os à ronger. </p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:400">A droite, derrière la fontaine gelée, un homme habillé de vert, monté sur un cheval blanc qu&rsquo;il écarte d&rsquo;un mouvement de rênes, regarde la scène avec circonspection. Il n&rsquo;est sans doute pas du village, ignore tout du loup et, muni d&rsquo;un long bâton, il pourrait le chasser s&rsquo;il était plus courageux. Une religieuse l&rsquo;arrête d&rsquo;un geste de la main, le rassurant sur l&rsquo;animal, tandis que deux enfants rient de son effroi. </p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:400">Avez-vous remarqué les pigeons nombreux, au sol et en l&rsquo;air, autour de la fontaine ? Ils rappellent le lien privilégié des animaux et de Saint-François d&rsquo;Assise, lui qui prêchait ainsi aux oiseaux :</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:400">« Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre créateur et de l’aimer toujours ; Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler et tout ce dont vous avez besoin pour vivre. </p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:400">De toutes les créatures de Dieu, c’est vous qui avez meilleure grâce ; il vous a dévolu pour champ l’espace et sa simplicité ; Vous n’avez ni à semer, ni à moissonner ; il vous donne le vivre et le couvert sans que vous ayez à vous en inquiéter. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Palais des Beaux-Arts de Lille.</p>
</blockquote>
</div></div>
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