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	<title>XIXe siècle &#8211; Le Secret derrière le Tableau</title>
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	<title>XIXe siècle &#8211; Le Secret derrière le Tableau</title>
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		<title>Surpris ! &#8211; Henri Rousseau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="644" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/N-6421-00-000034-wpu.jpg" alt="" class="wp-image-1301 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/N-6421-00-000034-wpu.jpg 800w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/N-6421-00-000034-wpu-300x242.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/N-6421-00-000034-wpu-768x618.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Mais qui est surpris dans cette toile ?</p>



<p>Le tigre, oeil rond et moustaches hirsutes, que l&rsquo;orage surprend au coeur de la forêt tropicale ?</p>



<p>La proie du tigre qui bondit en montrant ses dents ?</p>



<p>Ou le regardeur dérouté par ce titre avec point d&rsquo;exclamation autant que par la facture du tableau, magnifique et maladroite à la fois ?</p>



<p>Les éclairs zèbrent le ciel tandis que la pluie s&rsquo;abat en traits obliques et argentés, comme dans les estampes japonaises d&rsquo;Hiroshige à la mode en France en cette fin de XIXe siècle. La végétation luxuriante subit les assauts du vent : les feuilles s&rsquo;agitent et les grandes herbes et les branches ploient vers la droite.&nbsp;</p>



<p>Cette jungle aux couleurs profondes, aux multiples nuances de vert, Rousseau ne l&rsquo;a pourtant jamais vue. Il a prétendu avoir servi au Mexique mais il n&rsquo;a en réalité jamais quitté la France. La diversité et la richesse de la végétation de ses toiles de jungle (celle-ci datant de 1891 est d&rsquo;ailleurs la première), il la puise dans l&rsquo;observation des spécimens du Jardin des Plantes. « Quand j&rsquo;entre dans les maisons de verre et que je vois les plantes étranges des terres exotiques, il me semble que j&rsquo;entre dans un rêve » déclare-t-il.</p>



<p>Et, de fait, lorsque nous voyons ses tableaux, c&rsquo;est nous qui entrons dans un rêve&#8230;</p>



<p>Un rêve dans lequel il ne faut pas chercher le réalisme de la représentation sous peine d&rsquo;être surpris par ce tigre aux allures de chat grotesque plaqué maladroitement sur les hautes herbes. Et en effet, ils ont été nombreux à rire devant les toiles naïves de l&rsquo;autodidacte Rousseau. Le peintre s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs plu à découper et coller dans un carnet les critiques dédaigneuses et moqueuses de ses œuvres. Qu&rsquo;importe! On parlait de lui ! Qu&rsquo;importe ! Les artistes de son temps reconnaissaient son talent ! Picasso lui acheta des toiles et organisa même un banquet en son honneur !</p>



<p>Rousseau n&rsquo;en vécut pas moins jusqu&rsquo;à la fin de sa vie dans la misère, quémandant parfois quelque argent pour manger à son ami Apollinaire. Ses jungles qui montrent souvent un animal dévorant sauvagement sa proie ne racontent-elles pas l&rsquo;homme que la faim tourmente ?</p>



<p>Mais ici, où se trouve la proie du tigre ? Rousseau expliqua qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;explorateurs mais il choisit de les placer hors-champ. Ou peut-être se résolut-il à les placer hors-champ devant la difficulté qu&rsquo;il rencontra à les représenter. Regardez l&rsquo;ombre à droite dans les herbes, n&rsquo;était-ce pas là l&#8217;emplacement réservé à la proie ? En tout cas, ces explorateurs hors-champ, ce sont un peu nos doubles, à nous qui découvrons le tableau&#8230; Si nous sommes d&rsquo;abord surpris par ce tigre qui ressemble si peu à ceux des toiles d&rsquo;un Delacroix, nous finissons par nous perdre dans la contemplation de ces jungles rêvées.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : National Gallery de Londres</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<item>
		<title>Orchidée cattleya et trois colibris &#8211; Martin Johnson Heade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 08:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Peintre américain spécialisé dans la peinture de paysage, Heade voyage en Amérique centrale et en Amérique du Sud où il se plaît à représenter la faune et la flore d&#8217;une nature luxuriante. Dans ce tableau de 1871, une orchidée cattleya occupe le premier plan. Son rose éclatant illumine la toile. Observez la délicatesse de ses [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="800" height="582" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/1052609689.jpg" alt="" class="wp-image-1292 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/1052609689.jpg 800w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/1052609689-300x218.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/1052609689-768x559.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Peintre américain spécialisé dans la peinture de paysage, Heade voyage en Amérique centrale et en Amérique du Sud où il se plaît à représenter la faune et la flore d&rsquo;une nature luxuriante.</p>



<p>Dans ce tableau de 1871, une orchidée cattleya occupe le premier plan. Son rose éclatant illumine la toile. Observez la délicatesse de ses pétales : le peintre souligne avec réalisme la beauté mais également la fragilité de cette fleur.</p>



<p>Depuis le XIXe siècle, elle symbolise l&rsquo;amour et la sensualité. Sous la plume de Proust, elle est même au coeur d&rsquo;une expression coquine. Pour Swann et Odette, la dame aux cattleyas, « faire catleya » (avec un seul t), c&rsquo;est faire l&rsquo;amour&#8230;</p>



<p>A droite, trois colibris colorés sont représentés dans des postures différentes et sous plusieurs angles. : posés , en vol, de dos, de face, de profil&#8230; Comme sur la planche d&rsquo;un naturaliste, l&rsquo;artiste nous révèle toutes les facettes de son étonnante morphologie. Au milieu des oiseaux, un nid, savant entremêlement de fibres végétales, abrite deux petits oeufs blancs.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Par la proximité de l&rsquo;orchidée et des colibris, le peintre nous invite à nous étonner de leur différence de taille, le gigantisme de la fleur et la petitesse des oiseaux.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;arrière-plan, flou, contraste avec la netteté et la précision de l&rsquo;orchidée et des oiseaux, créant un effet de profondeur, à la manière du sfumato de Léonard de Vinci. Mais il s&rsquo;agit ici aussi de nous faire percevoir la touffeur humide de la forêt tropicale. A droite, une trouée de ciel bleu annonce la fin de l&rsquo;orage.&nbsp;</p>
</div></div>
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		<title>La lavandière &#8211; Paul Camille Guigou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 09:55:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Quelle gageure étrange que de réaliser un portrait&#8230;de dos !&#160; C&#8217;est pourtant ce que fait Guigou en choisissant de représenter sa lavandière, courbée sur son ouvrage, plongée dans sa lessive au point de sembler ignorer la présence du peintre et de ceux qui, comme nous, la regardent. Elle nous paraît bien mystérieuse&#8230; Quelques objets laissent [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="461" height="650" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Lavandiere_1860_Paul_Guigou.jpg" alt="" class="wp-image-1288 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Lavandiere_1860_Paul_Guigou.jpg 461w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Lavandiere_1860_Paul_Guigou-213x300.jpg 213w" sizes="(max-width: 461px) 100vw, 461px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Quelle gageure étrange que de réaliser un portrait&#8230;de dos !&nbsp;</p>



<p>C&rsquo;est pourtant ce que fait Guigou en choisissant de représenter sa lavandière, courbée sur son ouvrage, plongée dans sa lessive au point de sembler ignorer la présence du peintre et de ceux qui, comme nous, la regardent. Elle nous paraît bien mystérieuse&#8230;</p>



<p>Quelques objets laissent deviner son activité : le tian en bas à gauche, qui contient le linge, et le « carrosse », ce bac en bois, souvent recouvert de paille ou de tissus, qui apporte un relatif confort à la femme agenouillée. Dans l&rsquo;arrière-plan droit, le linge étendu illustre l&rsquo;étape qui suivra son travail.</p>



<p>Dans la peinture réaliste d&rsquo;une femme du peuple à son dur labeur, Guigou s&rsquo;inspire des toiles de Gustave Courbet qu&rsquo;il a pu admirer à l&rsquo;exposition universelle de Paris en 1855. Sans visage, elle représente toutes les lavandières.</p>



<p>Mais au-delà du portrait, et c&rsquo;est peut-être aussi ce qui explique l&rsquo;anonymat de notre lavandière, c&rsquo;est sa chère Provence que met en scène le peintre originaire du Vaucluse. Formé aux Beaux-Arts de Marseille par Emile Loubon, proche des peintres de Barbizon, Guigou, pratique la peinture en plein air, « sur le motif ». Dans un paysage écrasé de soleil, la lavandière cherche l&rsquo;ombre au bord de la Durance et se protège de son chapeau provençal à larges bords. Les couleurs, ocres et bleu gris, semblent imprégnées de la poussière des été arides du Sud.&nbsp;</p>



<p>Les formes courbes, qui jalonnent la toile et guident notre regard du premier plan au dernier plan, confèrent à l&rsquo;ensemble douceur et sensualité : le tian, la courbe du bac, la jupe, le chapeau jusqu&rsquo;à l&rsquo;arche du pont dans l&rsquo;arrière-plan droit.&nbsp;</p>



<p>A la fin de sa (courte) vie, Guigou quitta la Provence pour Paris.. Au café Guerbois, il rencontra Sisley et Monet. Et lui qui peinait à vivre de sa peinture, donna alors des cours de dessin aux enfants de la baronne de Rothschild.</p>



<p></p>
</div></div>
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		<title>Le loup d&#8217;Agubbio &#8211; Luc Olivier Merson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Feb 2026 08:14:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="690" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1-1024x690.jpg" alt="" class="wp-image-1281 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1-1024x690.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1-300x202.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1-768x518.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/1280px-Luc-Olivier_Merson_-_Le_Loup_dAggubio-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p style="font-style:normal;font-weight:400">La légende raconte qu&rsquo;au XIIe siècle, le petit village italien d&rsquo;Agubbio vécut dans la terreur d&rsquo;un loup qui dévorait les bêtes et les hommes si bien que les habitants n&rsquo;osaient plus sortir de chez eux. Saint François d&rsquo;Assise, qui parlait aux animaux, conclut un pacte avec la bête : désormais, l&rsquo;animal ne manquerait plus de nourriture car les villageois lui donnerait à manger et lui n&rsquo;attaquerait plus jamais. En signe d&rsquo;accord, le loup posa sa patte dans la main du saint. Il vécut ainsi deux ans en bonne intelligence avec les hommes puis mourut de vieillesse, laissant les villageois dans un profond désarroi.</p>



<p style="font-style:normal;font-weight:400">C&rsquo;est cette légende que le tableau de Merson met en scène. Dans un village enneigé, un loup, dont la fine auréole au-dessus de la tête rappelle son lien avec le saint, tend délicatement sa gueule vers un morceau de viande que lui offre un boucher. </p>



<p style="font-style:normal;font-weight:400">La confiance et l&rsquo;amour semblent régner entre les hommes et l&rsquo;animal : derrière le boucher, un bébé se penche vers le loup, tandis qu&rsquo;une petite fille le caresse dans un sourire, sous le regard approbateur de sa mère. Même le chat, dans les jambes du boucher, voudrait partager son repas. Le loup est d&rsquo;ailleurs mieux nourri que les autres animaux. Regardez le chien couché au premier plan à gauche : il se contente d&rsquo;un os à ronger. </p>



<p style="font-style:normal;font-weight:400">A droite, derrière la fontaine gelée, un homme habillé de vert, monté sur un cheval blanc qu&rsquo;il écarte d&rsquo;un mouvement de rênes, regarde la scène avec circonspection. Il n&rsquo;est sans doute pas du village, ignore tout du loup et, muni d&rsquo;un long bâton, il pourrait le chasser s&rsquo;il était plus courageux. Une religieuse l&rsquo;arrête d&rsquo;un geste de la main, le rassurant sur l&rsquo;animal, tandis que deux enfants rient de son effroi. </p>



<p style="font-style:normal;font-weight:400">Avez-vous remarqué les pigeons nombreux, au sol et en l&rsquo;air, autour de la fontaine ? Ils rappellent le lien privilégié des animaux et de Saint-François d&rsquo;Assise, lui qui prêchait ainsi aux oiseaux :</p>



<p style="font-style:normal;font-weight:400">« Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre créateur et de l’aimer toujours ; Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler et tout ce dont vous avez besoin pour vivre. </p>



<p style="font-style:normal;font-weight:400">De toutes les créatures de Dieu, c’est vous qui avez meilleure grâce ; il vous a dévolu pour champ l’espace et sa simplicité ; Vous n’avez ni à semer, ni à moissonner ; il vous donne le vivre et le couvert sans que vous ayez à vous en inquiéter. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : Palais des Beaux-Arts de Lille.</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>Le Baiser &#8211; Carolus-Duran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 10:36:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="970" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/960px-Carolus-Duran_1868_-_Le_baiser.jpg" alt="" class="wp-image-1276 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/960px-Carolus-Duran_1868_-_Le_baiser.jpg 960w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/960px-Carolus-Duran_1868_-_Le_baiser-297x300.jpg 297w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/960px-Carolus-Duran_1868_-_Le_baiser-768x776.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Avant de devenir le portraitiste mondain de la bonne société parisienne, Carolus-Duran s&rsquo;est mis en scène dans plusieurs autoportraits dont le très romantique « Balser&rsquo;</p>



<p>Le jeune homme émerge d&rsquo;un fond sombre, il penche son visage aux joues rougies par la passion sur une belle endormie, une main dans ses cheveux defaits. Le temps semble suspendu avant que leur baiser ne scelle leur amour.</p>



<p>C&rsquo;est elle qui est mise en valeur : robe blanche dont les manches transparentes révèlent la peau délicate de ses bras, châle rouge qui capte la lumière et suggère, comme la rose dans ses cheveux, la passion qui les unit. Paupières closes et lèvres entrouvertes, elle s&rsquo;apprête à recevoir ce baiser. Sa main maintient celle de son amant sur son ventre.&nbsp;</p>



<p>Cette jeune femme, c&rsquo;est Pauline Croizette, que Carolus-Duran a fraîchement épousée. Elle aussi est artiste et tous deux se sont rencontrés au Louvre.</p>



<p>Si le temps retient maintenant son souffle, le vent de la passion semble avoir tout balayé jetant à terre le bouquet et bousculant la jeune femme étendue à même le sol.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : Palais des Beaux-Arts de Lille.</p>
</blockquote>
</div></div>



<p></p>
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		<item>
		<title>La résurrection de la fille de Jaïre &#8211; Gabriel von Max</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 09:28:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="699" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/telechargement-1024x699.jpeg" alt="" class="wp-image-1273 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/telechargement-1024x699.jpeg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/telechargement-300x205.jpeg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/telechargement-768x524.jpeg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/02/telechargement.jpeg 1070w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Il est un amour infini qui console et qui relève. Un amour qui donne sans rien attendre en retour. Un amour qui donne parfois plus que ce que l&rsquo;on attend.</p>



<p>C&rsquo;est cet amour qu&rsquo;illustre l&rsquo;épisode de la résurrection de la fille de Jaïre tiré de l&rsquo;Évangile selon Marc. Jaïre est un des chefs de la synagogue. Sa fille est mourante et il supplie Jésus de venir la sauver. Mais le Sauveur arrive trop tard et la maison retentit des larmes et des cris de deuil. « L&rsquo;enfant n&rsquo;est pas morte, mais elle dort » rassure pourtant Jésus.</p>



<p>Gabriel von Max, peintre mystique, féru de spiritisme, saisit dans un clair-obscur l&rsquo;nstant suspendu entre la vie et la mort, l&rsquo;instant où la mort n&rsquo;est qu&rsquo;un songe dont on se réveille, l&rsquo;instant précis du miracle de la résurrection, du retour d&rsquo;entre les morts.</p>



<p>Dans ce tableau à la composition horizontale,&nbsp; l&rsquo;enfant au teint blafard et aux cheveux défaits, déjà enveloppée dans un linceul blanc, semble avoir rejoint le monde des morts. Une mouche noire posée sur son bras blanc suggère la décomposition et la pourriture.&nbsp;</p>



<p>Pourtant la main de Jésus, qui tient celle de la jeune fille, la ramène à la vie. Déjà les yeux de la miraculée s&rsquo;entrouvrent. Inondée de la lumière divine, elle a quitté l&rsquo;ombre de la mort, reléguée en arrière-plan. Bientôt Jésus lui dira de se lever et elle se lèvera.&nbsp;</p>



<p>« Ne crains pas, crois seulement » dit Jésus à Jaïre, l&rsquo;invitant à cette confiance aveugle et irrationnelle que seule confère la foi.</p>



<p>Et le spectateur, dont le regard s&rsquo;accroche au profil doux de Jésus, d&rsquo;espérer qu&rsquo;il tourne, maintenant, enfin, son visage plein d&rsquo;amour sur lui.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : Musée des Beaux-Arts de Montréal</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>Symphonie en blanc n°1 &#8211; James Abbott McNeill Whistler</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Jan 2026 07:41:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<p><br></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="511" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/Whistler_James_Symphony_in_White_no_1_The_White_Girl_1862-511x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1265 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/Whistler_James_Symphony_in_White_no_1_The_White_Girl_1862-511x1024.jpg 511w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/Whistler_James_Symphony_in_White_no_1_The_White_Girl_1862-150x300.jpg 150w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/Whistler_James_Symphony_in_White_no_1_The_White_Girl_1862-768x1540.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/Whistler_James_Symphony_in_White_no_1_The_White_Girl_1862-766x1536.jpg 766w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/Whistler_James_Symphony_in_White_no_1_The_White_Girl_1862-1022x2048.jpg 1022w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/Whistler_James_Symphony_in_White_no_1_The_White_Girl_1862-scaled.jpg 1277w" sizes="(max-width: 511px) 100vw, 511px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Dans un camaïeu de blanc, une femme nous regarde, l&rsquo;air un peu absent.</p>



<p>Chevelure rousse, yeux verts, bouche rouge, joues roses, seul son visage contraste avec le reste du tableau.</p>



<p>C&rsquo;est Joanna Hiffernan, le modèle et la compagne du peintre. Elle posera aussi pour Gustave Courbet avec lequel elle aura une liaison.</p>



<p>On reprocha à Whistler d&rsquo;avoir utilisé un très grand format, le tableau fait 2,13 de haut, format normalement réservé aux portraits de la bourgeoisie, pour&#8230;une immigrée Irlandaise. Le tableau, refusé au Salon, sera exposé au Salon des Refusés&#8230;en face du scandaleux « Déjeuner sur l&rsquo;herbe » de Manet.</p>



<p>Joanna pose dans une longue robe blanche aux épaules bouffantes. Sa taille est soulignée par une ceinture blanche. Derrière elle, un rideau blanc masque la profondeur de champ. Elle tient un lys blanc à la main, mais sa posture, bras pendant, témoignagne d&rsquo;une certaine lassitude et ne le met pas en valeur. A ses pieds s&rsquo;étale une peau de loup, dont la tête semble étrangement vivante : l&rsquo;animal nous regarde, gueule ouverte, montrant ses crocs acérés. Autour de la tête, les bords de la peau paraissent rougis de sang. Au pied de la femme, sur la peau de bête, un bouquet de fleurs colorées s&rsquo;étale.</p>



<p>Le critique Castagnary a voulu voir dans cette toile la représentation symbolique de la perte de la virginité. Le blanc représenterait l&rsquo;innocence de la jeune fille, le loup l&rsquo;image de la violence masculine, le bouquet au sol la fin de l&rsquo;innocence.&nbsp;</p>



<p>Mais, pour Whistler, ses 50 nuances de blancs sont en réalité des variations symphoniques , comme le suggère le titre du tableau. Pour l&rsquo;artiste qui côtoie Baudelaire à Paris, « les couleurs et les sons se répondent » selon les correspondances définies par le poète symboliste qui théorise l&rsquo;expérience de la synesthésie. D&rsquo;ailleurs d&rsquo;autres tableaux de Whistler portent des titres qui renvoient à la musique : symphonies, nocturnes&#8230;</p>



<p>Le peintre américain aura une grande influence sur les artistes de son époque et servira lui-même de modèle littéraire pour le peintre Elstir chez Proust et pour Jean des Esseintes dans le roman « À Rebours » de Huysmans.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : National Gallery of Art, Washington, DC.</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>Les bois sous la neige &#8211; Peter Mork Monsted</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 07:43:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="688" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/PederMorkMonstedForet-en-hiver-1024x688.jpg" alt="" class="wp-image-1261 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/PederMorkMonstedForet-en-hiver-1024x688.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/PederMorkMonstedForet-en-hiver-300x202.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/PederMorkMonstedForet-en-hiver-768x516.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/PederMorkMonstedForet-en-hiver-1536x1032.jpg 1536w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/01/PederMorkMonstedForet-en-hiver.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>C&rsquo;est un paysage de carte de vœux et pourtant c&rsquo;est un paysage d&rsquo;un réalisme troublant, presque photographique.</p>



<p>Ici l&rsquo;hiver n&rsquo;est pas une saison triste et morte. Le soleil s&rsquo;infiltrant à travers les branches de la forêt se réverbère sur la neige et éclaire le tableau d&rsquo;une lumière irréelle. Le silence intense des jours de neige est à peine troublé par le crissement feutré d&rsquo;un traineau au loin sur le chemin. Si l&rsquo;on prêtait l&rsquo;oreille, on entendrait battre le coeur ralenti de tous les animaux endormis.&nbsp;</p>



<p>La végétation s&rsquo;affaisse sous le poids de la neige et pourtant c&rsquo;est le cœur léger que l&rsquo;homme rentre chez lui. Le cheval et le traineau ont marqué à l&rsquo;aller la neige de leurs empreintes, l&rsquo;animal n&rsquo;a qu&rsquo;à remettre ses pas dans les siens et suivre le chemin tout tracé. Le traineau, plus lourd, s&rsquo;enfoncera sans doute un peu plus. Lourd du bois que l&rsquo;homme ramène. Ce bois qui fait vivre la forêt et les hommes. Ce bois qui pour l&rsquo;homme est synonyme de protection, de chaleur et de confort.&nbsp;</p>



<p>A l&rsquo;orée de cette nouvelle année, c&rsquo;est avec ce paysage de carte de vœux que je vous souhaite de marquer de vos pas audacieux des voies encore inexplorées mais de savoir aussi profiter de la chaleur du foyer qui vous attend.&nbsp;</p>
</div></div>
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		<title>Madame X &#8211; John Singer Sargent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 08:39:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="541" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/Sargent_MadameX-541x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-1241 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/Sargent_MadameX-541x1024.jpeg 541w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/Sargent_MadameX-159x300.jpeg 159w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/Sargent_MadameX-768x1453.jpeg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/Sargent_MadameX-812x1536.jpeg 812w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/Sargent_MadameX-1082x2048.jpeg 1082w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/Sargent_MadameX.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 541px) 100vw, 541px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Lorsque Sargent demande à faire le portrait de Virginie Gautreau, il entend bien profiter de la réputation d&rsquo;icone de la mode de cette femme de banquier, originaire de Louisiane, dont la presse commente les moindres faits et gestes et décortique les looks, de la tenue au maquillage. Il faut dire que ses rituels de beauté sont pour le moins originaux : cheveux teints au henné, poudre bleu lavande sur le visage et poudre rouge sur les oreilles&#8230;</p>



<p>Lorsque Virginie Gautreau accepte que Sargent, peintre très en vue de la haute société, exécute son portrait, elle entend bien asseoir sa réputation de Parisienne, elle que l&rsquo;on persifle encore pour ses origines.&nbsp;</p>



<p>Mais parfois, rien ne se passe comme prévu&#8230;</p>



<p>Sargent met des mois pour réaliser ce tableau, jamais il n&rsquo;aura fait autant d&rsquo;essais pour un portrait, faisant poser son modèle dans toutes les tenues, dans toutes les positions&#8230;</p>



<p>Finalement, il opte pour cette pose à la fois majestueuse et provocante : sur un fond noir à la Velasquez, l&rsquo;un des peintres préférés de Sargent, debout, de profil, Madame Gautreau ne daigne nous regarder et nous donne à admirer la finesse de ses traits. Sa main est en torsion sur une table, dans un geste aussi autoritaire que sensuel. Le bijou en forme de lune qui orne son front, symbole de la déesse Diane, renforce son attitude hiératique. Sa robe bustier noire, dont une bretelle rehaussée de brillants tombe sur son épaule, nous laisse deviner avec insolence qu&rsquo;elle ne porte rien dessous.&nbsp;</p>



<p>Au Salon de 1884, la toile intitulée « Portrait de Madame*** », pour préserver bien hypocritement l&rsquo;anonymat de son modèle, fait scandale ! Les gens sont choqués par la pâleur de sa peau, ses tons bleu lavande lui donnent une apparence maladive, voire cadavérique. Et cette robe qui semble sur le point de tomber et de la laisser nue à tout moment : quelle indécence !</p>



<p>La mère de Virginie se rend à l&rsquo;atelier du peintre, en pleurs : ce tableau est en train de ruiner la réputation de sa fille, il faut le retirer du Salon ! Sargent refuse.</p>



<p>Quelques jours après le Salon, il retouche le tableau, remontant la bretelle sur l&rsquo;épaule de son modèle. Mais le scandale est tel que Sargent est contraint de s&rsquo;exiler à Londres. Il conservera longtemps cette toile dans le secret de son atelier avant de le vendre au Metropolitan Museum of Art de New-York, revendiquant alors que c&rsquo;est ce qu&rsquo;il avait fait de mieux&#8230;</p>



<p>Quant à Madame X, elle semble avoir pris goût au scandale&#8230; Elle commande à Gustave Courtois un portrait révélant son autre profil, où la robe claire et vaporeuse dévoile son décolleté pâle tandis qu&rsquo;une bretelle tombe sur son autre épaule&#8230; Son sourire est sans ambiguïté : Madame Gautreau se moque bien du qu&rsquo;en dira-t-on !</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : Metropolitan Museum of Art de New-York et au musée d&rsquo;Orsay dans le cadre de l&rsquo;exposition « Sargent. Eblouir Paris » jusqu&rsquo;au 11 janvier 2026.</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>Ophelia &#8211; John Everett Millais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2025 10:01:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="696" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/1280px-John_Everett_Millais_-_Ophelia_-_Google_Art_Project-1-1024x696.jpg" alt="" class="wp-image-1238 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/1280px-John_Everett_Millais_-_Ophelia_-_Google_Art_Project-1-1024x696.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/1280px-John_Everett_Millais_-_Ophelia_-_Google_Art_Project-1-300x204.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/1280px-John_Everett_Millais_-_Ophelia_-_Google_Art_Project-1-768x522.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/1280px-John_Everett_Millais_-_Ophelia_-_Google_Art_Project-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Dans le royaume du Danemark, la belle Ophélie est fiancée à Hamlet mais, obsédé par la vengeance de la mort de son père, celui-ci la repousse et tue par accident le père de sa bien-aimée. Le suicide d&rsquo;Ophélie, Shakespeare ne le montre pas sur scène, c&rsquo;est la reine Gertrude qui en fait le récit. La peinture ici comble un manque, donne à voir ce que le théâtre nous cachait.&nbsp;</p>



<p>Millais n&rsquo;a que 22 ans lorsqu&rsquo;il peint ce tableau. Il est chez son ami Hunt, avec lequel il a créé la confrérie des Préraphaélites. Près de sa ferme de Old Malden, dans le Surrey, il s&rsquo;installe pendant 5 mois sur les bords de la rivière, avec son chevalet et ses tubes de peinture, invention révolutionnaire du XIXe siècle qui permet aux peintres de travailler en extérieur. Mais les insectes, la pluie, le vent et même les cygnes qui l&rsquo;attaquent rendent la tâche ardue. Qu&rsquo;importe, en 5 mois, la nature a changé et c&rsquo;est ce qui permet à l&rsquo;artiste de nous révéler une végétation luxuriante où se côtoient des fleurs nombreuses et variées qui s&rsquo;épanouissent à des saisons différentes. Un trésor pour les botanistes comme le rapporte le fils de Millais&nbsp; : un professeur de botanique qui ne pouvait amener ses élèves à la campagne aurait pris la toile comme support d&rsquo;étude.</p>



<p>A l&rsquo;époque victorienne, on s&rsquo;intéresse au langage des fleurs et les plantes représentéss par Millais sont soit évoquées dans la pièce de Shakespeare, soit choisies pour leur portée symbolique. Ainsi, les violettes autour du cou d&rsquo;Ophélie représentent la fidélité, les marguerites blanches près de sa main l&rsquo;innocence, les orties la douleur, les roses la jeunesse et l&rsquo;amour, les myosotis , si bien nommés en anglais forget-me-not, nous invitent à nous souvenir de la douleur d&rsquo;Ophélie. Quant au saule pleureur, il symbolise l&rsquo;amour abandonné. Même l&rsquo;oiseau, un rouge-gorge, est symbolique : avec sa poitrine rouge, couleur du martyre, son coeur semble saigner&#8230;</p>



<p>Et si la nature nous semble si lumineuse, c&rsquo;est que les Préraphaélites utilisent la même technique que les peintres de la Renaissance : ils couvrent la toile de peinture blanche et y apposent les autres couleurs avant qu&rsquo;elle ne sèche.</p>



<p>Millais termine ensuite sa toile en atelier. Pour Ophélie, il fait poser Elizabeth Sidall, une belle et grande rousse au teint diaphane, qui deviendra le modèle favori des Préraphaélites&#8230; jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, Rossetti, l&rsquo;épouse et en fasse son modèle exclusif ! Mais Elizabeth n&rsquo;était pas seulement modèle, elle était aussi peintre et poétesse.</p>



<p>Il la fait poser dans une robe blanche brodée de fils d&rsquo;argent semblable à celle du tableau. Elle reste des heures allongée dans une baignoire chauffée par en-dessous par des lampes à huile mais le peintre, absorbé par son travail, oublie le temps qui passe, laisse les lampes s&rsquo;éteindre et c&rsquo;est souvent dans une baignoire d&rsquo;eau glacée que pose pendant 4 mois Elizabeth. Aussi contracte-t-elle une pneumonie. Son père, furieux, veut traduire le peintre en justice mais ce dernier accepte de payer tous les frais médicaux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : Tate Britain de Londres.</p>
</blockquote>
</div></div>



<p></p>
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