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	<title>XVIIIe siècle &#8211; Le Secret derrière le Tableau</title>
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	<title>XVIIIe siècle &#8211; Le Secret derrière le Tableau</title>
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		<title>Une expérience sur un oiseau dans une pompe à air &#8211; Joseph Whright of Derby</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 07:09:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XVIIIe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="767" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/An_Experiment_on_a_Bird_in_an_Air_Pump_by_Joseph_Wright_of_Derby_1768-1-1024x767.jpg" alt="" class="wp-image-1298 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/An_Experiment_on_a_Bird_in_an_Air_Pump_by_Joseph_Wright_of_Derby_1768-1-1024x767.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/An_Experiment_on_a_Bird_in_an_Air_Pump_by_Joseph_Wright_of_Derby_1768-1-300x225.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/An_Experiment_on_a_Bird_in_an_Air_Pump_by_Joseph_Wright_of_Derby_1768-1-768x575.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/An_Experiment_on_a_Bird_in_an_Air_Pump_by_Joseph_Wright_of_Derby_1768-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Dans ce tableau, la science s&rsquo;invite dans l&rsquo;intimité d&rsquo;une maison de la petite noblesse anglaise et l&rsquo;expérience se fait spectacle devant un public familial aux réactions variées.</p>



<p>Dans la pénombre de la nuit, la lumière jaillit : c&rsquo;est l&rsquo;esprit des Lumières qui éclaire le monde et combat l&rsquo;obscurantisme par la raison et le savoir.</p>



<p>Le scientifique occupe la place centrale du tableau, sa coiffure échevelée, son geste théâtral lui confère des allures de savant fou mais son regard est fatigué.</p>



<p>De la main gauche, il s&rsquo;apprête à mettre en marche son expérience : l&rsquo;air de la cloche en verre va se vider, entraînant la mort du cacatoès qui se trouve à l&rsquo;intérieur. A gauche du tableau, un homme, montre en main, s&rsquo;apprête à chronométrer l&rsquo;expérience, tandis qu&rsquo;un jeune homme à droite remonte la cage de l&rsquo;oiseau, désormais inutile, mais qui rappelle le prix et le rôle d&rsquo;agrément de l&rsquo;animal qu&rsquo;on sacrifie à la science.&nbsp;</p>



<p>Deux fillettes, s&rsquo;accrochant l&rsquo;une à l&rsquo;autre, semblent terrifiées : l&rsquo;une se cache les yeux pour ne pas assister à la mort de l&rsquo;oiseau, l&rsquo;autre lance vers la cloche un regard angoissé. Un homme qui est probablement leur père tente de les inciter au courage en pointant un doigt vers l&rsquo;expérience qu&rsquo;il souhaite partager avec elles.&nbsp;</p>



<p>A gauche du tableau, en revanche, un homme et une femme paraissent complètement indifférent à ce qu&rsquo;il se passe dans la pièce. Chacun plonge son regard dans celui de l&rsquo;autre. L&rsquo;amour n&rsquo;a que faire de l&rsquo;expérience et de la raison ! Et la science n&rsquo;explique pas l&rsquo;amour !</p>



<p>Devant le couple, un garçon curieux se contorsionne pour mieux voir l&rsquo;expérience.</p>



<p>La lumière qui éclaire en partie les visages et les carnations rappelle les clairs obscurs du Caravage ou de Georges de La Tour mais chez le peintre anglais la science semble avoir remplacé la religion. Pourtant le scientifique a des allures de prophète et le cacatoès, par sa blancheur, évoque la colombe qui symbolise traditionnellement l&rsquo;esprit saint. Le scientifique s&rsquo;apprête, tel un démiurge, à décider de la vie et de la mort.</p>



<p>A la lumière qui dramatise la scène, s&rsquo;ajoute la pleine lune que l&rsquo;on aperçoit par la fenêtre. Elle est sans doute aussi un clin d&rsquo;œil aux membres de la Lunar society of Birmingham, un groupe d&rsquo;industriels et de scientifiques dont Whright était proche et qui se réunissait les soirs de pleine lune pour s&rsquo;adonner à des expériences.</p>



<p>La science, même si elle est louée par l&rsquo;esprit des Lumières, prend ici une dimension inquiétante. Jusqu&rsquo;où ira l&rsquo;homme dans ses découvertes ? Au prix de quel sacrifice ? La science sera-t-elle toujours mise au service du bien ou ne servira-t-elle que l&rsquo;hybris humaine ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : Tate Britain, Londres.</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>The Blue Boy &#8211; Thomas Gainsborough</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 18:47:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XVIIIe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="679" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Thomas_Gainsborough_-_The_Blue_Boy_The_Huntington_Library_San_Marino_L._A-679x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1191 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Thomas_Gainsborough_-_The_Blue_Boy_The_Huntington_Library_San_Marino_L._A-679x1024.jpg 679w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Thomas_Gainsborough_-_The_Blue_Boy_The_Huntington_Library_San_Marino_L._A-199x300.jpg 199w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Thomas_Gainsborough_-_The_Blue_Boy_The_Huntington_Library_San_Marino_L._A-768x1157.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Thomas_Gainsborough_-_The_Blue_Boy_The_Huntington_Library_San_Marino_L._A-1019x1536.jpg 1019w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Thomas_Gainsborough_-_The_Blue_Boy_The_Huntington_Library_San_Marino_L._A.jpg 1280w" sizes="(max-width: 679px) 100vw, 679px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>On ne connait pas avec certitude l&rsquo;identité de ce jeune garçon, peut-être le neveu du peintre, mais ce qui est sûr c&rsquo;est qu&rsquo;il est idolâtré par les Anglais.</p>



<p>Le peintre britannique Thomas Gainsborough, pour ce portrait de 1779, s&rsquo;inspire d&rsquo;un peintre flamand, qui fut célèbre un siècle auparavant pour ses portraits royaux, Antoon van Dyck. La posture en contraposto à la manière des statues antiques souligne l&rsquo;élégance de l&rsquo;enfant, la main sur la hanche suggère la noblesse et l&rsquo;autorité naturelle mais alors que les enfants royaux de van Dyck sont vêtus de couleurs chaudes, Gainsborough choisit le bleu. Et pas n&rsquo;importe quel bleu. Le bleu de Prusse, ce pigment synthétique qui vient alors tout juste d&rsquo;avoir été inventé, un peu par hasard d&rsquo;ailleurs.</p>



<p>Le portrait de Gainsborough est très apprécié mais « the blue boy » devient vraiment l&rsquo;enfant chéri de l&rsquo;Angleterre en 1921 lorsqu&rsquo;il quitte le pays, vendu à un millionnaire américain, Henry Huntington pour 728 000 dollars. C&rsquo;est alors le tableau le plus cher du monde ! 90 000 visiteurs se rendent à la National Gallery pour dire adieu à l&rsquo;enfant du pays.</p>



<p>Ce tableau deviendra par la suite un symbole de la fierté homosexuelle. En effet, la finesse des traits de l&rsquo;enfant lui confère une certaine ambiguïté quant à son genre. Surtout, lorsque ce personnage devenu iconique sera repris dans des spectacles ou des films, le rôle sera souvent confié à des filles. La petite Shirley Temple porte ainsi le costume du Blue Boy dans  » Boucles d&rsquo;or » en 1935.</p>



<p>L&rsquo;habit bleu du personnage de Gainsborough ne cesse par ailleurs d&rsquo;influencer la culture britannique, du costume d&rsquo;Austin Power au duffle-coat de l&rsquo;ours Paddington.</p>



<p>Mais ce personnage en bleu n&rsquo;était pas tout seul à l&rsquo;origine. Une analyse aux rayons-X a révélé un homme plus âgé derrière lui et, à droite du tableau, à côté de l&rsquo;enfant, la présence d&rsquo;un chien, ce dernier rapprochant le tableau d&rsquo;une oeuvre de van Dyck représentant les cinq enfants de Charles Ier autour d&rsquo;un chien.&nbsp;</p>



<p>Un dernier secret ? Saviez-vous que Serge Gainsbourg avait choisi ce pseudonyme en hommage à Thomas Gainsborough qu&rsquo;il admirait ? Le chanteur, dont le père était peintre, rêva lui même, en vain, de se faire un nom dans la peinture. Et dans sa chanson « 69, année érotique », l&rsquo;artiste évoque à plusieurs reprises « Gainsbourg et son Gainsborough », Gainsborough est ici la jeune anglaise Jane Birkin, à laquelle Gainsbourg trouvait une certaine ressemblance avec « The Blue Boy »&#8230;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : Bibliothèque Huntington, San Marino, Californie.</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>L&#8217;entrée du Grand Canal &#8211; Canaletto</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 12:40:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XVIIIe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est bientôt les vacances et vous allez sans doute prendre des photos des lieux que vous allez visiter afin de les partager avec vos proches. Avant, on envoyait des cartes postales. Et encore avant, on ramenait des vedute, comme souvenirs de voyage ! La veduta, « vue » en italien, est un tableau panoramique qui représente en [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="1024" height="698" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Canaletto_-_The_Entrance_to_the_Grand_Canal_Venice_-_Google_Art_Project-1024x698.jpg" alt="" class="wp-image-1187 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Canaletto_-_The_Entrance_to_the_Grand_Canal_Venice_-_Google_Art_Project-1024x698.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Canaletto_-_The_Entrance_to_the_Grand_Canal_Venice_-_Google_Art_Project-300x205.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Canaletto_-_The_Entrance_to_the_Grand_Canal_Venice_-_Google_Art_Project-768x524.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Canaletto_-_The_Entrance_to_the_Grand_Canal_Venice_-_Google_Art_Project-1536x1048.jpg 1536w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/Canaletto_-_The_Entrance_to_the_Grand_Canal_Venice_-_Google_Art_Project-2048x1397.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>C&rsquo;est bientôt les vacances et vous allez sans doute prendre des photos des lieux que vous allez visiter afin de les partager avec vos proches.</p>



<p>Avant, on envoyait des cartes postales.</p>



<p>Et encore avant, on ramenait des vedute, comme souvenirs de voyage !</p>



<p>La veduta, « vue » en italien, est un tableau panoramique qui représente en perspective un paysage urbain.&nbsp;</p>



<p>Au XVIIIe siècle, si les touristes anglo-saxons étaient obligés de laisser les gondoles à Venise quand ils rentraient chez eux, ils pouvaient en garder le souvenir en achetant un tableau à des artistes comme Canaletto.</p>



<p>Et au cas où vous vous poseriez la question, non, Canaletto, ce n&rsquo;est pas un surnom pour celui qui s&rsquo;est spécialisé dans les vues du Grand Canal de Venise. Canaletto est le diminutif de Canalo. Le père et le fils ont commencé à travailler ensemble sur des décors de théâtre. Et regardez en effet comme la ville s&rsquo;anime de multiples personnages en mouvement, gravissant les marches de l&rsquo;église ou dirigeant leurs embarcations.</p>



<p>Pour représenter avec précision Venise, Canaletto s&rsquo;installait dans une embarcation, petit atelier flottant, et faisait de multiples croquis de la ville puis recomposait la vue dans son atelier. Ce maître de la perspective avait un secret, la camera obscura ou chambre noire, un instrument d&rsquo;optique qui permet de reproduire l&rsquo;architecture, comme avec un rétroprojecteur.</p>



<p>Laissez-vous guider sur le Grand Canal : à votre gauche la basilique Santa Maria della Salute et à votre droite, les palais vénitiens.</p>



<p>Et le ciel, bleu de Prusse, qui mange la moitié du tableau et illumine les bâtiments malgré les nuages&#8230;</p>
</div></div>
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		<title>Le déjeuner &#8211; François Boucher</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 14:26:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XVIIIe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="831" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/01/Francois_Boucher_002-831x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1081 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/01/Francois_Boucher_002-831x1024.jpg 831w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/01/Francois_Boucher_002-244x300.jpg 244w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/01/Francois_Boucher_002-768x946.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/01/Francois_Boucher_002-1247x1536.jpg 1247w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/01/Francois_Boucher_002.jpg 1280w" sizes="(max-width: 831px) 100vw, 831px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Une scène de petit-déjeuner en famille ? Quoi de plus banal en ce dimanche matin ? Et pourtant, en bien des points, ce tableau est loin d&rsquo;être anodin !</p>



<p>L&rsquo;œuvre est en effet un condensé des modes et idées nouvelles du XVIIIe siècle.</p>



<p>D&rsquo;abord, la présence des enfants à table avec les adultes révèle leur nouveau statut au sein de la famille. Désormais, ils ne sont plus relégués auprès d&rsquo;une nourrice ou d&rsquo;une domestique. Ils ont toute leur place et peut-être même la première place comme en témoigne le jeune enfant, seul personnage qui nous regarde.&nbsp;</p>



<p>Ensuite le lieu et sa décoration reflètent la mode du XVIIIe siècle. C&rsquo;est en effet à cette époque que fut inventée la salle à manger. Dans cet intérieur bourgeois qui imite celui des aristocrates, c&rsquo;est le style rococo, « rocaille » disait-on alors, qui domine : dorures, arabesques avec en leur centre un coquillage en haut du miroir, bougeoirs chantournés à côté de miroir et horloge aux arabesques complexes. Cette décoration est complétée d&rsquo;objets orientaux qui traduisent les goûts exotiques de l&rsquo;époque : la statue sur l&rsquo;étagère à gauche, le vase sur la console au premier plan à gauche et la table en laque.</p>



<p>Ce déjeuner-même, qui nous paraît si normal et que nous appellerions aujourd&rsquo;hui petit-déjeuner, est une nouveauté réservée aux classes privilégiées qui peuvent dormir le matin et prendre leur temps au réveil. Ce sont les Français et Louis XV en personne qui instituèrent l&rsquo;usage de prendre une boisson chaude le matin.&nbsp;</p>



<p>Mais quelle est cette boisson ? Le service précieux en porcelaine, l&rsquo;objet que l&rsquo;homme tient à la main, prêt à servir, pourrait être utilisé aussi bien pour le café que pour le chocolat, deux boissons arrivées récemment en France et très à la mode, au point qu&rsquo;elles détrônent le thé. Regardez comme la théière semble en effet reléguée sur l&rsquo;étagère. Le fait que l&rsquo;homme semble regarder la petite fille à droite avec tous ses jouets laisserait penser que ce breuvage lui est destiné et qu&rsquo;il s&rsquo;agit donc de chocolat. Mais attention, au XVIIIe siècle, le chocolat n&rsquo;est pas réservé qu&rsquo;aux enfants. C&rsquo;est une boisson&#8230;chaude, enfin aphrodisiaque. Les maîtresses de Louis XV, Madame de Pompadour, qui était la protectrice de François Boucher, et Madame du Barry en consommaient afin de s&rsquo;échauffer le sang avant de rejoindre leur royal amant.&nbsp;</p>



<p>Observez enfin l&rsquo;homme qui fait le service. Il est jeune et porte un tablier. Ce n&rsquo;est pas le père de famille mais un limonadier. Il était alors autorisé à vendre de la limonade, des tisanes, du café et du chocolat ainsi qu&rsquo;à servir ces boissons.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;œuvre : Musée du Louvre, Paris.</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<item>
		<title>La Maja vestida / la Maja desnuda &#8211; Francisco de Goya</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jan 2024 08:15:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XVIIIe siècle]]></category>
		<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Admirez cette belle brune aux cheveux frisés, alanguie sur un divan, dans le moelleux des coussins. Sa robe blanche révèle son corps plus qu&#8217;elle ne le cache : elle dessine la lourdeur de ses seins, le galbe de ses jambes et même son pubis, une ombre velouté suggérant les poils pubiens de la belle. Une [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="515" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/01/Goya_Maja_ubrana2-1-1024x515.jpg" alt="" class="wp-image-740 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/01/Goya_Maja_ubrana2-1-1024x515.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/01/Goya_Maja_ubrana2-1-300x151.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/01/Goya_Maja_ubrana2-1-768x386.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/01/Goya_Maja_ubrana2-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Admirez cette belle brune aux cheveux frisés, alanguie sur un divan, dans le moelleux des coussins. Sa robe blanche révèle son corps plus qu&rsquo;elle ne le cache : elle dessine la lourdeur de ses seins, le galbe de ses jambes et même son pubis, une ombre velouté suggérant les poils pubiens de la belle. Une ceinture rose souligne la finesse de sa taille tandis qu&rsquo;un boléro noir et or évoque son origine espagnole. Son regard est audacieusement planté dans celui du spectateur.</p>



<p>Mais plus que jamais il y a un secret derrière ce tableau. En effet, un mécanisme coulissant révèle un autre tableau caché derrière celui-ci. Il représente la même femme, dans la même position, sur le même divan&#8230;mais nue. C&rsquo;est la « Maja desnuda ». (Voir le tableau en commentaire)</p>



<p>Ces deux toiles se trouvent dans le cabinet secret de Manuel Godoy, chef du gouvernement espagnol, qui les a commandées à Goya. A ses invités, il offre le divertissement coquin d&rsquo;un strip-tease en dévoilant le tableau caché. C&rsquo;est qu&rsquo;en cette fin de XVIIIe siècle, les peintures de nu sont interdites en Espagne et ce tableau est le 2e nu de la peinture espagnole. Et c&rsquo;est le premier nu qui révèle les poils pubiens d&rsquo;une femme réelle, 70 avant « L&rsquo;origine du monde » de Courbet.</p>



<p>Qui est cette femme aux joues rosies (par le plaisir ?) ? On a longtemps pensé qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de la 13e duchesse d&rsquo;Albe, maîtresse de Goya, avant d&rsquo;y voir l&rsquo;actrice Pepita Tudò, la maîtresse puis l&rsquo;épouse de Manuel Godoy, qui offrait donc à des regards choisis l&rsquo;objet de sa passion.</p>



<p>En 1808, Manuel Godoy est écarté violemment du pouvoir par une révolte et le roi Charles IV est chassé du trône. Quand le nouveau roi, Ferdinand VII, arrive sur le trône et découvre les collections de Godoy, il est outré par le tableau. Il remet en place un tribunal d&rsquo;Inquisition et Goya risque le bûcher ! Mais il sera défendu par le cardinal Louis-Marie de Bourbon, qui n&rsquo;est autre que le beau-frère de Godoy. Goya s&rsquo;exile alors à Bordeaux.</p>



<p>Mais la Maja desnuda n&rsquo;a pas fini de provoquer le scandale ! En 1930, elle devient le premier nu sur un timbre espagnol. Certains destinataires des lettres sur lesquelles elle figure, particulièrement aux Etats-Unis, sont choqués et renvoient aussitôt la lettre à l&rsquo;expéditeur !</p>



<p>Les deux toiles seront longtemps tenues à l&rsquo;abri des regards dans une salle de l&rsquo;Académie royale de San Fernando avant d&rsquo;être exposées, en 1901, au musée du Prado.</p>
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<figure><img decoding="async" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/01/Maja_desnuda_museo_del_Prado-1024x519.jpg" alt=""/></figure>
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		<title>Le cauchemar &#8211; Johann Heinrich Füssli</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Oct 2023 05:14:18 +0000</pubDate>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="648" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/10/John_Henry_Fuseli_-_The_Nightmare.jpg" alt="" class="wp-image-643 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/10/John_Henry_Fuseli_-_The_Nightmare.jpg 800w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/10/John_Henry_Fuseli_-_The_Nightmare-300x243.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/10/John_Henry_Fuseli_-_The_Nightmare-768x622.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Peu de tableaux suscitent l&rsquo;effroi comme cette toile de Füssli. Une femme allongée dans un vêtement à la blancheur virginale qui lui colle au corps comme un linceul. Est-elle évanouie ? Morte ? Sur son ventre trône un gnome velu, les oreilles pointues. Accroupi, il regarde le spectateur, la tête posée sur la main, d&rsquo;un air interrogateur. Son ombre s&rsquo;allonge de manière inquiétante sur la tenture rouge sang de l&rsquo;arrière-plan et entre les cuisses de la jeune femme. C&rsquo;est un incube, un  démon qui couche avec les femmes pendant leur sommeil. Tremblez aussi, messieurs, il existe une version féminine de ce démon, le succube. A gauche, un cheval noir aux yeux globuleux et vitreux, comme s&rsquo;il était aveugle, regarde pourtant la jeune femme.</p>



<p>Mais, précise le titre, tout cela n&rsquo;est qu&rsquo;un cauchemar. Celui du spectateur ? Celui de la jeune femme ? Le peintre montrerait alors en même temps la rêveuse et son rêve, projection de ses plus sombres angoisses&#8230; Incapable de bouger avec le démon qui pèse sur elle, la femme figure une victime de paralysie du sommeil. Même le cheval qui est probablement une jument est un clin d&rsquo;oeil de l&rsquo;artiste qui rappelle le titre de son œuvre dans un jeu de mot : la jument de la nuit, night mare en anglais, devient le symbole du cauchemar, nightmare.</p>



<p>Mais, d&rsquo;après ce tableau, à quoi rêvent les jeunes filles ? Dans le folklore médiéval germanique, les incubes troublent le sommeil des jeunes filles par des rêves érotiques. La position de l&rsquo;héroïne du tableau devient dès lors suggestive : le corps alangui, offert, s&rsquo;abandonne même peut-être déjà à l&rsquo;orgasme.</p>



<p>Et Freud ne s&rsquo;y est pas trompé qui conservait dans son bureau une copie de ce tableau, représentation avant l&rsquo;heure les pulsions du Ça&#8230;</p>



<p>Déjà fasciné, tout autant que troublé, par ce tableau, le public du XVIIIe siècle ignorait toutefois un détail&#8230; A l&rsquo;arrière de la toile, Füssli avait représenté une jeune fille dont il était épris mais&#8230; dont il ne put jamais rien obtenir. Le tableau peut alors se lire comme la projection des fantasmes du peintre qui se rêve en démon, contraignant la jeune femme à se livrer à ses plus sombres désirs&#8230; Fantasmes obsessionnels s&rsquo;il en est puisque Füssli a peint 12 versions de ce tableau.</p>
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		<title>Marie-Antoinette à la rose &#8211; Elisabeth Vigée-Lebrun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 15:15:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Portraitiste officielle et confidente de Marie-Antoinette, Elisabeth Vigée-Lebrun présente au Salon de 1783 un portrait de la reine en robe dite « en gaulle ». Cette tenue, initiée par Rose Bertin, ministre des modes de Marie-Antoinette, est une robe en mousseline de coton, de soie ou de gaze de couleur blanche. Très décolletée et serrée à la [&#8230;]]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie_Antoinette_in_Muslin_dress.jpg" alt="" class="wp-image-611" style="width:406px" width="406" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie_Antoinette_in_Muslin_dress.jpg 944w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie_Antoinette_in_Muslin_dress-236x300.jpg 236w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie_Antoinette_in_Muslin_dress-807x1024.jpg 807w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie_Antoinette_in_Muslin_dress-768x975.jpg 768w" sizes="(max-width: 944px) 100vw, 944px" /></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Louise_Elisabeth_Vigee-Lebrun_-_Marie-Antoinette_dit__a_la_Rose__-_Google_Art_Project-843x1024.jpg" alt="" class="wp-image-610" style="width:423px;height:514px" width="423" height="514" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Louise_Elisabeth_Vigee-Lebrun_-_Marie-Antoinette_dit__a_la_Rose__-_Google_Art_Project-843x1024.jpg 843w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Louise_Elisabeth_Vigee-Lebrun_-_Marie-Antoinette_dit__a_la_Rose__-_Google_Art_Project-247x300.jpg 247w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Louise_Elisabeth_Vigee-Lebrun_-_Marie-Antoinette_dit__a_la_Rose__-_Google_Art_Project-768x932.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Louise_Elisabeth_Vigee-Lebrun_-_Marie-Antoinette_dit__a_la_Rose__-_Google_Art_Project-1265x1536.jpg 1265w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/09/Louise_Elisabeth_Vigee-Lebrun_-_Marie-Antoinette_dit__a_la_Rose__-_Google_Art_Project.jpg 1280w" sizes="(max-width: 423px) 100vw, 423px" /></figure>
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<p>Portraitiste officielle et confidente de Marie-Antoinette, Elisabeth Vigée-Lebrun présente au Salon de 1783 un portrait de la reine en robe dite « en gaulle ». Cette tenue, initiée par Rose Bertin, ministre des modes de Marie-Antoinette, est une robe en mousseline de coton, de soie ou de gaze de couleur blanche. Très décolletée et serrée à la taille, c&rsquo;est une robe d&rsquo;intérieur qui, rehaussée </p>



<p>d&rsquo;un chapeau de paille et d&rsquo;un bouquet de fleurs sur le tableau, rappelle le retour à la nature de la reine et de son entourage au Petit Trianon ou au Hameau de la Reine.</p>



<p>Mais le tableau fait scandale : il présente la souveraine de manière trop simple, trop intimiste. Une reine en chemise (comprenez une chemise de nuit) ! En plus, elle ne porte aucun bijou ! Déjà qu&rsquo;on n&rsquo;aime pas beaucoup l&rsquo;Autrichienne, les critiques se déchaînent.</p>



<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne, Élisabeth Vigée-Lebrun peint un second portrait. La pose de la reine est identique, le bouquet aussi mais elle porte cette fois une robe à la française, ajustée sur un panier qui affine la taille. La robe en satin brillant bleu-gris est ornée de fines dentelles, avec un noeud sur la poitrine.&nbsp;</p>



<p>De plus, la souveraine porte un double rang de perles autour du cou et sa coiffure est plus travaillée.</p>



<p>L&rsquo;arrière-plan aussi a changé et c&rsquo;est à lui que revient de symboliser le goût pour la nature de la reine puisqu&rsquo;il représente des jardins, sans doute ceux du Petit Trianon ou du Hameau de la Reine.</p>



<p>En 6 ans, Elisabeth Vigée-Lebrun réalise 30 portraits de la reine ! Et c&rsquo;est grâce à l&rsquo;intervention de cette prestigieuse amie qu&rsquo;elle peut entrer à l&rsquo;Académie royale de peinture et de sculpture alors que son statut de femme de commerçant aurait dû lui en interdire l&rsquo;accès&#8230;</p>
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		<title>Jeunes filles dansant autour d&#8217;un obélisque &#8211; Hubert Robert</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Mar 2023 20:02:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Connaissez-vous Hubert Robert ? C&#8217;est le peintre des ruines, de ces traces de la civilisation dont la nature a peu à peu repris possession. Il fut aussi conservateur du récent Musée spécial des Arts, qui deviendra le Musée du Louvre. L&#8217;une de ses toiles représente d&#8217;ailleurs la galerie du Louvre en ruine ! Mais c&#8217;est [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="2006" height="2560" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Hubert_Robert_005-scaled.jpg" alt="" class="wp-image-239 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Hubert_Robert_005-scaled.jpg 2006w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Hubert_Robert_005-235x300.jpg 235w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Hubert_Robert_005-802x1024.jpg 802w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Hubert_Robert_005-768x980.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Hubert_Robert_005-1204x1536.jpg 1204w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Hubert_Robert_005-1605x2048.jpg 1605w" sizes="(max-width: 2006px) 100vw, 2006px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Connaissez-vous Hubert Robert ? C&rsquo;est le peintre des ruines, de ces traces de la civilisation dont la nature a peu à peu repris possession. Il fut aussi conservateur du récent Musée spécial des Arts, qui deviendra le Musée du Louvre. L&rsquo;une de ses toiles représente d&rsquo;ailleurs la galerie du Louvre en ruine !</p>



<p>Mais c&rsquo;est d&rsquo;un autre tableau que je vous parle aujourd&rsquo;hui et, avec lui, nous allons pénétrer dans le temple de tous les secrets, celui de la franc-maçonnerie&#8230;</p>



<p>Hubert Robert appartenait en effet à la loge des Neuf soeurs, celle-là même à laquelle appartenaient Voltaire et Benjamin Franklin. Les Neuf sœurs, ce sont les neuf muses : cette loge accorde donc une importance toute particulière aux arts comme vecteur d&rsquo;éducation universelle.</p>



<p>Ces neuf soeurs, ne les retrouve-t-on pas dans ces 9 jeunes filles qui dansent autour de l&rsquo;obélisque ?<br>L&rsquo;obélisque, ainsi que les pyramides en arrière-plan, sont des motifs courants de la peinture orientaliste. Or, pour les francs-maçons, l&rsquo;Orient joue un rôle important, lieu de naissance de la sagesse et de la beauté. La loge des Neuf soeurs appartient d&rsquo;ailleurs au Grand Orient de France.<br>La pyramide symbolise, par sa forme, l&rsquo;élévation spirituelle à laquelle aspirent les francs-maçons. Sa forme évoque aussi celle du compas et, entre les deux petites pyramides, se dessine une équerre. Compas et équerre sont deux instruments symboliques de la franc-maçonnerie : ils renvoient en effet aux instruments des bâtisseurs de cathédrales du Moyen-Âge dont les francs-maçons se réclament les héritiers.<br>Quant à l&rsquo;obélisque, il est gravé d&rsquo;un visage qui pourrait être celui d&rsquo;Osiris-Antinoüs. Or, les rites francs-maçons sont inspirés des rites égyptiens et du mythe d&rsquo;Osiris.<br>Certes, l&rsquo;obélisque et les pyramides renvoient d&rsquo;abord à la campagne de Bonaparte en Égypte mais c&rsquo;est là-bas qu&rsquo;il aurait été lui-même initié à la franc-maçonnerie.</p>



<p>Au siècle des Lumières, les francs-maçons s&rsquo;opposent à la monarchie et prônent les idées de liberté, d&rsquo;égalité et de fraternité. Or, ces jeunes filles sont vêtues de blanc et leur ceinture est tantôt bleue, tantôt rouge. Leur danse évoque les fêtes révolutionnaires. Elles dansent autour d&rsquo;un obélisque brisé qui suggère peut-être qu&rsquo;il faut détruire les symboles du passé pour bâtir l&rsquo;avenir.<br>Enfin cette ronde peut rappeler la corde à noeuds des francs-maçons, objet qui symbolise leur union et l&rsquo;appartenance à la grande chaîne universelle dont chaque homme est un maillon.</p>



<p>Il est ainsi des secrets qui circulent autour de nous depuis bien longtemps cachés dans de discrets symboles&#8230;</p>
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		<title>La raie &#8211; Jean Siméon Chardin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WpAd234_J]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Mar 2023 20:57:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XVIIIe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Au Louvre, il est un sourire énigmatique qui a presque autant de succès que celui de La Joconde, c&#8217;est celui de la raie de Chardin.C&#8217;est avec un genre considéré pourtant comme mineur, celui de la nature morte, que Chardin, en 1728, réalise la prouesse de séduire l&#8217;Académie Royale qui l&#8217;intronise le jour-même ! Le tableau, [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="799" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/la-raie-1024x799.jpg" alt="" class="wp-image-230 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/la-raie-1024x799.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/la-raie-300x234.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/la-raie-768x599.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/la-raie-1536x1199.jpg 1536w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/la-raie-2048x1598.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Au Louvre, il est un sourire énigmatique qui a presque autant de succès que celui de La Joconde, c&rsquo;est celui de la raie de Chardin.<br>C&rsquo;est avec un genre considéré pourtant comme mineur, celui de la nature morte, que Chardin, en 1728, réalise la prouesse de séduire l&rsquo;Académie Royale qui l&rsquo;intronise le jour-même ! Le tableau, immédiatement offert par le peintre à l&rsquo;Académie Royale, sera donc l&rsquo;un des premiers à entrer au Louvre, où il se trouve encore.<br>Cette toile a fasciné les artistes. Diderot la propose comme modèle à tous les peintres. Proust en fait une description savoureuse :<br>« Mais au-dessus de vous un monstre étrange, frais encore comme la mer où il ondoya, une raie est suspendue, dont la vue mêle au désir de la gourmandise le charme curieux du calme ou des tempêtes de la mer dont elle fut le formidable témoin. On […] sent déjà la fraîcheur des huîtres qui vont mouiller les pattes du chat et on entend déjà, au moment où l&rsquo;entassement précaire de ces nacres fragiles fléchira sous le poids du chat, le petit cri de leur fêlure et le tonnerre de leur chute ».<br>Des peintres tels que Boudin ou Matisse en livreront leur propre version.<br>Pourquoi un tel succès ? D&rsquo;abord, cette nature morte ne l&rsquo;est pas tout à fait avec, à gauche de la raie, un chat, oreilles en arrière, queue dressée et poils hérissés. Et puis cette toile se signale par la force de sa construction : une composition pyramidale qui dispose symétriquement autour de la raie centrale des éléments du vivant à gauche, le chat, les huîtres et les poissons, et des objets, des ustensiles de cuisine, à droite. Le couteau posé, dans un équilibre précaire, sur le devant de la table, évoque les vanités, ces natures mortes qui rappellent aux hommes la fragilité de la vie sur terre.<br>Et cette raie, ce pâle fantôme éventré dont les yeux semblent nous regarder sans comprendre et la bouche hésiter entre le sourire triste du clown blanc et la grimace.<br>Certains ont même vu dans ce tableau un symbole de la crucifixion, une raie christique aux ailes écartées comme les membres de Jésus sur sa croix, une plaie au ventre&#8230; Il est vrai que le poisson est un symbole christique.</p>
</div></div>
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		<title>Le déjeuner d&#8217;huîtres &#8211; Jean-François de Troy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WpAd234_J]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Mar 2023 20:56:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XVIIIe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce tableau peint en 1735 met à l&#8217;honneur un mets raffiné et fort apprécié au XVIIIe siècle : les huîtres.On pourrait s&#8217;étonner que ce mets qui a la réputation d&#8217;être aphrodisiaque ne se déguste sur cette toile qu&#8217;entre hommes. Mais il s&#8217;agit d&#8217;une scène de retour de chasse, commandée par le jeune Louis XV. L&#8217;élégance [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Troy_Jean-Francois_de_-_Die_Austernmahlzeit_-_1734-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-227 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Troy_Jean-Francois_de_-_Die_Austernmahlzeit_-_1734-724x1024.jpg 724w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Troy_Jean-Francois_de_-_Die_Austernmahlzeit_-_1734-212x300.jpg 212w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Troy_Jean-Francois_de_-_Die_Austernmahlzeit_-_1734-768x1087.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2023/03/Troy_Jean-Francois_de_-_Die_Austernmahlzeit_-_1734.jpg 800w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Ce tableau peint en 1735 met à l&rsquo;honneur un mets raffiné et fort apprécié au XVIIIe siècle : les huîtres.<br>On pourrait s&rsquo;étonner que ce mets qui a la réputation d&rsquo;être aphrodisiaque ne se déguste sur cette toile qu&rsquo;entre hommes. Mais il s&rsquo;agit d&rsquo;une scène de retour de chasse, commandée par le jeune Louis XV. L&rsquo;élégance des costumes semble contredire cette lecture pourtant d&rsquo;autres tableaux de l&rsquo;époque montrent des personnages (dont Louis XV lui-même) en bas, longues vestes colorées et chemises à jabot, exhibant le produit de leur chasse.<br>Les coquilles d&rsquo;huîtres qui jonchent le sol, comme jetées avec désinvolture, peuvent toutefois évoquer une certaine luxure. A la fin du siècle, Casanova, dans ses mémoires, confère même à cet aliment une puissante charge érotique avec « le baiser de l&rsquo;huître » qui consiste à se faire passer la chair de l&rsquo;huître de bouche en bouche.<br>Ce tableau donne à voir, pour la première fois en peinture, un autre plaisir de la bouche : le champagne ! Inventé quelques années auparavant, on le reconnaît ici à la forme trapue des bouteilles.<br>Et regardez à gauche du tableau, ces hommes derrière la table au regard levé vers le plafond : ils suivent des yeux le bouchon de champagne qui vient de jaillir de la bouteille !<br>Ce tableau constitue un précieux témoignage des arts de la table au temps de Louis XV: on y voit des plats et des couverts en argent massif, des petits bols en porcelaine, les rafraichissoirs, pour poser et rafraîchir les verres. En effet, il est interdit à l&rsquo;époque de poser les verres et les bouteilles à même la table. Au premier plan, devant la table, on remarque aussi un grand rafraichissoir à bouteille dont les bacs sont remplis de glaçons, l&rsquo;ancêtre de notre seau à champagne&#8230;<br>Actuellement conservé au château de Chantilly, le tableau fait pendant au « Déjeuner de jambon » de Nicolas Lancret.</p>
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