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	<title>XXe siècle &#8211; Le Secret derrière le Tableau</title>
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	<title>XXe siècle &#8211; Le Secret derrière le Tableau</title>
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		<title>Agate Le Vaisseau &#8211; collection Roger Caillois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 09:57:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Quartz_agate_le_vaisseau_Bresil_dation_Caillois-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-1284 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Quartz_agate_le_vaisseau_Bresil_dation_Caillois-1024x768.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Quartz_agate_le_vaisseau_Bresil_dation_Caillois-300x225.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Quartz_agate_le_vaisseau_Bresil_dation_Caillois-768x576.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/03/Quartz_agate_le_vaisseau_Bresil_dation_Caillois.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Mais ce n&rsquo;est pas un tableau, me direz-vous !&nbsp;</p>



<p>Pourtant, Roger Caillois, écrivain et sociologue auquel cette agate appartenait, y a vu, comme dans les centaines de pierres qu&rsquo;il collectionnait dans les vitrines de son appartement, l&rsquo;œuvre de la « natura pictrix », la nature peintre. Pour lui, les pierres sont des « tableaux involontaires de la nature somnambule ».</p>



<p>Caillois ne choisissait pas les pierres qu&rsquo;il achetait pour leur rareté ou leur perfection mais pour leur pouvoir suggestif. Et ces pierres lui ont inspiré des textes littéraires magnifiques. Quand la science de la minéralogie rencontre l&rsquo;art, le résultat est surprenant autant que séduisant&#8230;</p>



<p>Ainsi Caillois imagine dans cette agate  » une mer immense où s&rsquo;enfuient des galères, comme celle que le Romain surprit dans les prunelles d&rsquo;une reine d&rsquo;Orient déjà décidée à le trahir ».</p>



<p>L&rsquo;esprit humain ne peut s&#8217;empêcher de rapprocher la couleur, la forme de la pierre mais aussi les motifs que les hasards de la nature y ont imprimés, d&rsquo;objets qu&rsquo;il connaît. Reprenant une formule de Mallarmé, Caillois reconnaît là « le démon de l&rsquo;analogie ». « Tout se passe comme si l’esprit était ainsi fait qu’il ne peut ne s’empêcher de chercher une image reconnaissable dans ce qui ne saurait rien représenter » expliquait-il.</p>



<p>Ce phénomène s&rsquo;appelle la paréidolie, c&rsquo;est celui qui vous fait reconnaître des formes familières dans les nuages par exemple&#8230;</p>



<p>Et il touche même les plus grands génies. Léonard de Vinci invitait déjà ses contemporains à rêver des paysages en observant les fissures d&rsquo;un mur de pierre.</p>



<p>Alors vous aussi, libérez votre imagination&#8230; Que voyez-vous dans cette agate ?</p>



<p>(Photographie provenant de la pagé consacrée à Roger Caillois sur Wikipedia)</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : Galerie de minéralogie de Paris</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>Neige &#8211; William Utermohlen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 15:54:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[En 1989, le peintre américain William Utermohlen emménage à Londres avec son épouse Patricia, une historienne de l&#8217;art qu&#8217;il a rencontrée dans la capitale anglaise où il est venu étudier la peinture. L&#8217;appartement est magnifique, lumineux : au dernier étage d&#8217;un immeuble situé à Little Venice, le couple a une vue imprenable sur les canaux. [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="820" height="656" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/neige.jpg" alt="" class="wp-image-1245 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/neige.jpg 820w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/neige-300x240.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/neige-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 820px) 100vw, 820px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>En 1989, le peintre américain William Utermohlen emménage à Londres avec son épouse Patricia, une historienne de l&rsquo;art qu&rsquo;il a rencontrée dans la capitale anglaise où il est venu étudier la peinture.</p>



<p>L&rsquo;appartement est magnifique, lumineux : au dernier étage d&rsquo;un immeuble situé à Little Venice, le couple a une vue imprenable sur les canaux. William Utermohlen est très inspiré et réalise sa série « Conversation pieces » où il se met en scène avec sa femme, leurs amis dans des moments d&rsquo;intimité ou de convivialité, souvent autour de la table.</p>



<p>Sur ce tableau, la douceur du foyer aux couleurs vives et chaudes contraste avec le blanc et le gris de l&rsquo;extérieur. A table, Patricia et leurs amis sont réunis autour d&rsquo;une bonne bouteille et d&rsquo;un café. William se représente sur le canapé, son chat sur les genoux. Une certaine image du bonheur&#8230;</p>



<p>Pourtant ne trouvez-vous pas étrange la perspective ? Patricia et ses amis sont vus de haut alors que William nous fait face. L&rsquo;escalier conduit à une mezzanine qui penche dangereusement vers la salle à manger.&nbsp;</p>



<p>Et dans cet appartement coloré, la porte verte s&rsquo;entrouvre sur un espace sombre, inquiétant.</p>



<p>Utermohlen réalise cette œuvre en 1991, 4 ans plus tard il apprendra qu&rsquo;il est atteint de la maladie d&rsquo;Alzheimer. Dans sa composition ce tableau laisse-t-il deviner les premiers signes de la désorientation spatiale due à la neurodégénéréscence ?&nbsp;</p>



<p>Lorsqu&rsquo;il se sait malade, Utermohlen continue à peindre pendant 5 ans, des autoportraits. Au fur et à mesure que la maladie progresse, le peintre figuratif produit des oeuvres de plus en plus abstraites, de plus en plus sombres. Il devient méconnaissable &#8230; jusqu&rsquo;à disparaitre totalement de la toile.&nbsp;</p>
</div></div>
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		<title>Rêve causé par le vol d&#8217;une abeille autour d&#8217;une pomme grenade une seconde avant l&#8217;éveil &#8211; Salvador Dali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 16:58:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="770" height="970" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/12._reve_cause_par_le_vol_dune_abeille_autour_dune_pomme-grenade.jpg" alt="" class="wp-image-1233 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/12._reve_cause_par_le_vol_dune_abeille_autour_dune_pomme-grenade.jpg 770w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/12._reve_cause_par_le_vol_dune_abeille_autour_dune_pomme-grenade-238x300.jpg 238w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/11/12._reve_cause_par_le_vol_dune_abeille_autour_dune_pomme-grenade-768x967.jpg 768w" sizes="(max-width: 770px) 100vw, 770px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Dans ce tableau, tout semble de prime abord complètement surréaliste, association d&rsquo;objets, d&rsquo;animaux, de paysage et de figures humaines sans rapport les uns avec les autres, « comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d&rsquo;une machine à coudre et d&rsquo;un parapluie » aurait dit Lautréamont.</p>



<p>Pourtant, tout est logique, didactique même, puisque ce tableau met en scène concrètement le mécanisme du rêve.</p>



<p>Dali est étudiant quand il découvre « L&rsquo;interprétation des rêves » de Freud. Avec les surréalistes, il voit dans le rêve une porte qui ouvre sur l&rsquo;inconscient. Dali s&rsquo;endormait une petite cuillère à la main pour que le bruit de la cuillère qui tombe à terre le réveille et qu&rsquo;il puisse se souvenir de son rêve.</p>



<p>Sur ce tableau, Dali montre comment l&rsquo;environnement du dormeur a une influence directe sur ses rêves.</p>



<p>Dans la partie inférieure du tableau, c&rsquo;est la réalité. Gala, la compagne et la muse du peintre, allongée nue, dort. Devant elle, une abeille s&rsquo;approche d&rsquo;une grenade. La mer et la minéralité du paysage rappellent Portlligat, le village espagnol où vivait Dali.</p>



<p>Le corps de Gala est en lévitation : elle quitte le monde conscient pour celui des rêves qui se déploie dans la partie supérieure du tableau.</p>



<p>D&rsquo;une grenade jaillit un poisson, de la bouche du poisson jaillit un tigre, de la bouche du tigre jaillit un autre tigre qui rugissant et griffes acérées est tout prêt à se jeter sur Gala. Un fusil à baïonnette est sur le point de piquer la belle endormie dont le sommeil n&rsquo;en reste pas moins paisible.</p>



<p>C&rsquo;est le bourdonnement de l&rsquo;abeille autour de la grenade qui influence inconsciemment le rêve de Gala où tout est amplifié : la grenade est plus grosse, le bourdonnement devient un rugissement de tigre donc la robe jaune rayée de noir évoque les couleurs de l&rsquo;abeille. Quant au dard de l&rsquo;abeille, il prend les proportions gigantesques d&rsquo;une baïonnette.</p>



<p>A l&rsquo;arrière-plan, un éléphant aux longues pattes effilées porte sur son dos une pyramide. C&rsquo;est une créature que l&rsquo;on retrouve souvent dans la peinture dalinienne. Avec ses pattes interminables, l&rsquo;éléphant symbolise le temps du rêve qui se déforme et s&rsquo;étire. La pyramide, symbole de puissance et de mémoire, représente le poids des souvenirs qui façonnent nos rêves et se fixent dans l&rsquo;inconscient du sommeil. L&rsquo;éléphant, bien que ses pattes soient frêles, se déplace aisément avec sa lourde pyramide, suggérant l&rsquo;état d&rsquo;apesanteur que confère le rêve.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;œuvre : Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>Les affiches de Roger Broders</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 17:35:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Et vous, pour les vacances, vous êtes plutôt mer ou montagne ? De toute façon avec Roger Broders, il y en a pour tous les goûts ! Entre 1922 et 1932, cet illustrateur parisien exécuta une centaine d&#8217;affiches, commandées par la compagnie ferroviaire Paris- Lyon-Méditerranée. Il put ainsi voyager, aux frais de la compagnie, dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Et vous, pour les vacances, vous êtes plutôt mer ou montagne ? De toute façon avec Roger Broders, il y en a pour tous les goûts !</p>



<p>Entre 1922 et 1932, cet illustrateur parisien exécuta une centaine d&rsquo;affiches, commandées par la compagnie ferroviaire Paris- Lyon-Méditerranée. Il put ainsi voyager, aux frais de la compagnie, dans toutes les villes de France mais aussi d&rsquo;Europe dont il dut faire la promotion.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, si on a un peu oublié le nom de Broders et qu&rsquo;on ne sait pas grand-chose de lui, ses affiches sont ancrées dans la mémoire collective grâce à une identité visuelle très forte.</p>



<p>De grands aplats de couleurs vives qui soulignent tantôt la chaleur des destinations méditerranéennes, tantôt la fraîcheur des montagnes, un jeu sur les plans qui crée un effet de profondeur et place souvent le spectateur en surplomb afin qu&rsquo;il puisse admirer la richesse du paysage qui s&rsquo;offre à lui, des personnages aisés qui incarnent un certain art de vivre où les corps se dévoilent avec élégance, un style art déco qui fait la part belle aux formes géométriques et n&rsquo;hésite pas à mettre en avant la modernité des lieux et des moyens de transport.&nbsp;</p>



<p>Oui car il ne faudrait pas oublier que ce sont avant tout des affiches publicitaires. D&rsquo;ailleurs le nom de la compagnie est toujours présent, parfois sous forme du sigle PML, stylisé en logo. Le texte est généralement constitué du nom de la ville en bas de l&rsquo;affiche, suivi d&rsquo;un slogan.&nbsp;</p>



<p>Mais, au-delà de l&rsquo;aspect mercantile, pour l&rsquo;amateur d&rsquo;art, les références sont palpables. Ainsi la jeune femme sur la plage corse évoque la Vénus sortant des eaux de Botticelli. Elle en a la posture en contrapposto et, si ses cheveux sont enserrés dans un bonnet de bain qui lui donne une allure de garçonne, le drap de plage orange est un clin d&rsquo;œil à la chevelure rousse et soulevée par le vent de la Vénus de Botticelli. Et la main de la baigneuse ramène pudiquement la serviette sur son sexe, comme la main de la Vénus le cache avec sa longue chevelure. L&rsquo;affiche pour Saint Honoré les Bains rappelle quant à elle un tableau du peintre allemand Caspar David Friedrich où deux hommes et une femme surplombent, aux pieds des arbres, le paysage. Mais ici, le bien-être et la nonchalance ont remplacé le vertige insufflé par le peintre romantique.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="857" data-id="1198" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/les-belles-affiches-de-roger-broders-dans-les-annees-1920-et-1930-15-2.webp" alt="" class="wp-image-1198" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/les-belles-affiches-de-roger-broders-dans-les-annees-1920-et-1930-15-2.webp 640w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/les-belles-affiches-de-roger-broders-dans-les-annees-1920-et-1930-15-2-224x300.webp 224w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="991" data-id="1199" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/les-belles-affiches-de-roger-broders-dans-les-annees-1920-et-1930-18.webp" alt="" class="wp-image-1199" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/les-belles-affiches-de-roger-broders-dans-les-annees-1920-et-1930-18.webp 640w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/les-belles-affiches-de-roger-broders-dans-les-annees-1920-et-1930-18-194x300.webp 194w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="629" height="1024" data-id="1200" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/PLM_Chamonix-Martigny_affiche_Roger_Broders-629x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1200" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/PLM_Chamonix-Martigny_affiche_Roger_Broders-629x1024.jpg 629w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/PLM_Chamonix-Martigny_affiche_Roger_Broders-184x300.jpg 184w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/PLM_Chamonix-Martigny_affiche_Roger_Broders-768x1250.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/PLM_Chamonix-Martigny_affiche_Roger_Broders-943x1536.jpg 943w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/PLM_Chamonix-Martigny_affiche_Roger_Broders-1258x2048.jpg 1258w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/07/PLM_Chamonix-Martigny_affiche_Roger_Broders.jpg 1280w" sizes="(max-width: 629px) 100vw, 629px" /></figure>
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		<title>L&#8217;atelier rouge &#8211; Henri Matisse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 10:47:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="793" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/04/LAtelier_rouge_par_Henri_Matisse-1911.jpg" alt="" class="wp-image-1147 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/04/LAtelier_rouge_par_Henri_Matisse-1911.jpg 960w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/04/LAtelier_rouge_par_Henri_Matisse-1911-300x248.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/04/LAtelier_rouge_par_Henri_Matisse-1911-768x634.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>En 1911, Matisse réalise une série d&rsquo;intérieurs pour l&rsquo;homme d&rsquo;affaires et collectionneur russe Sergueï Chtchoukine. Dans ce tableau, l&rsquo;artiste met en scène son atelier d&rsquo;Issy-les-Moulineaux.&nbsp;</p>



<p>La dimension autobiographique de la toile dépasse la simple représentation d&rsquo;un lieu familier. C&rsquo;est une partie entière de son oeuvre, avant qu&rsquo;elle ne soit dispersée chez différents acheteurs, que Matisse fixe dans une vertigineuse mise en abyme : un tableau de Matisse qui renferme 15 tableaux et sculptures de Matisse.&nbsp;</p>



<p>En plus des œuvres, des meubles, table, chaise, horloge, buffet, délimités par des traits jaunes se fondent dans les murs et le sol couleur rouge de Venise.</p>



<p>Mais pourquoi rouge ? Dans une première version, les murs étaient bleus rayés de vert, le sol était rose, les meubles ocre. La couleur effaçait la tristesse des murs gris de l&rsquo;atelier. Un mois plus tard, Matisse revient sur ce tableau et, dans une sorte de pulsion qu&rsquo;il ne sait pas lui-même expliquer, le recouvre de rouge. Gommant les perspectives, le rouge fait balancer la toile entre art abstrait et art figuratif et en fait surtout le premier monochrome de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art.</p>



<p>Sergueï Chtchoukine ne lui achète pas le tableau. Il faudra attendre 16 ans pour qu&rsquo;il trouve un acquéreur. Ce sera David Tennant, fondateur du Gargoyle Club à Londres, qui exposera « L&rsquo;atelier rouge » dans une des salles de son club où se côtoient artistes et aristocrates dans la frénésie de la Belle-Epoque.</p>



<p>A partir de 1948, la toile, qui intègre d&rsquo;ailleurs le MoMa l&rsquo;année suivante, devient la coqueluche des artistes new-yorkais. Matisse se lance alors dans une série d&rsquo;œuvres où le rouge domine dont « Le grand intérieur rouge ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : MoMa à New-York</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<item>
		<title>Adam et Eve &#8211; Suzanne Valadon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 07:18:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Née de père inconnu, fille d&#8217;une blanchisseuse, Marie-Clémentine Valadon grandit dans l&#8217;effervescence et la liberté du quartier bohème de Montmartre. Elle commence une carrière dans le cirque avant de poser comme modèle pour des peintres tels que Puvis de Chavannes, Renoir ou encore Toulouse-Lautrec.  C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce dernier qui lui donnera son surnom : Suzanne. [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="540" height="670" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/02/Valadon.jpeg" alt="" class="wp-image-1110 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/02/Valadon.jpeg 540w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/02/Valadon-242x300.jpeg 242w" sizes="(max-width: 540px) 100vw, 540px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Née de père inconnu, fille d&rsquo;une blanchisseuse, Marie-Clémentine Valadon grandit dans l&rsquo;effervescence et la liberté du quartier bohème de Montmartre. Elle commence une carrière dans le cirque avant de poser comme modèle pour des peintres tels que Puvis de Chavannes, Renoir ou encore Toulouse-Lautrec. </p>



<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce dernier qui lui donnera son surnom : Suzanne. Comme le personnage biblique du Livre de Daniel que deux vieillards lubriques observent au bain. En effet , comme pour elle, le corps nu de la jeune modèle est soumis aux regards de vieillards concupiscents.</p>



<p>Si Suzanne est un modèle réputé, aucun des peintres qu&rsquo;elle côtoie ne la soutient dans son désir de devenir elle-même artiste : la place d&rsquo;une femme doit rester d&rsquo;un seul côté du chevalet ! Seul Degas l&rsquo;encourage, l&rsquo;initiant même à certaines techniques. Mais c&rsquo;est en autodidacte qu&rsquo;elle se lance dans le dessin puis la peinture.</p>



<p>En 1909, elle s&rsquo;attaque à un monument de l&rsquo;art pictural : la représentation d&rsquo;Adam et Ève dans le jardin d&rsquo;Eden. Mais ce sujet biblique est avant tout l&rsquo;occasion d&rsquo;un autoportrait. Elle sera Ève et son amant, André Utter, sera Adam. Suzanne a 44 ans, est déjà une peintre connue et c&rsquo;est sans complexe que, encore mariée, elle affiche sa liaison avec un homme de 21 ans son cadet, un jeune peintre amateur, ami de son fils Maurice Utrillo. Sur le tableau, elle se rajeunit, met en valeur sa flamboyante chevelure et s&rsquo;exhibe avec son jeune amant dans un nu audacieux.</p>



<p>Car si les peintres hommes ont tout le loisir de représenter des femmes nues, l&rsquo;inverse n&rsquo;est pas vrai. Et lorsque Suzanne veut présenter son tableau au salon d&rsquo;automne de 1920, elle est priée de rhabiller quelque peu Adam et se voit contrainte de lui ajouter une guirlande de feuilles de vigne.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ce tableau n&rsquo;en témoigne pas moins de la liberté que prend l&rsquo;artiste avec la représentation des corps, qui ne sont pas idéalisés, comme avec la représentation du sujet. En effet, elle inverse les positions d&rsquo;Adam et Eve, Adam étant traditionnellement à gauche et Ève à droite. De plus, on ne lit aucune culpabilité dans cette scène où Ève se saisit de la pomme dans un mouvement libre et un sourire taquin. Les corps sont en parfaite harmonie dans ce jardin d&rsquo;Eden : les tons bleus et verts du paysage se retrouvent par touches légères sur les carnations des personnages. Enfin et surtout, Suzanne ne représente aucun serpent tentateur. Pas de péché donc sur cette toile. Mais une initiation, d&rsquo;un jeune homme par une femme mûre, aux plaisirs de la sexualité&#8230; et à la peinture. Suzanne aurait ainsi attiré André Utter chez elle en promettant à ce jeune électricien de faire de lui un peintre&#8230;</p>



<p>Vous voulez un dernier secret ? Avez-vous remarqué que les corps d&rsquo;Adam et Ève étaient cernés de noir ? C&rsquo;est un peu la marque de fabrique de Suzanne Valadon lorsqu&rsquo;elle représente des corps.</p>
</div></div>
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		<title>Composition &#8211; Bruno Liljefors</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 15:02:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
		<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans l&#8217;ensemble de son œuvre, le peintre Bruno Liljefors surprend la vie des animaux dans leur milieu naturel. Le peintre, lui-même chasseur, est sensible à la poésie de la nature autant qu&#8217;à la violence du rapport proies/prédateurs qui régit le monde sauvage. Prédateurs, comme ce renard gueule ouverte, et proies, à l&#8217;image de ce bouvreuil [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="410" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/02/tableau-compose-liljefors-66fd1809addf4732046623-2.jpg" alt="" class="wp-image-1105 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/02/tableau-compose-liljefors-66fd1809addf4732046623-2.jpg 720w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2025/02/tableau-compose-liljefors-66fd1809addf4732046623-2-300x171.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Dans l&rsquo;ensemble de son œuvre, le peintre Bruno Liljefors surprend la vie des animaux dans leur milieu naturel. Le peintre, lui-même chasseur, est sensible à la poésie de la nature autant qu&rsquo;à la violence du rapport proies/prédateurs qui régit le monde sauvage.</p>



<p>Prédateurs, comme ce renard gueule ouverte, et proies, à l&rsquo;image de ce bouvreuil qui se fait dévorer, se livrent un combat sans merci dans des paysages à couper le souffle que la lumière du nord révèle dans un éclat tout particulier.</p>



<p>Sur cette composition, la faune et la flore suédoises se donnent à voir dans un esprit japonisant. A la manière des harimaze où les artistes japonais juxtaposaient plusieurs estampes découpées pour créer une nouvelle composition, le peintre réunit plusieurs tableaux aux motifs variés et aux formes originales. Ainsi ce cercle coupé qui présente un véritable portrait de profil de renard. Ou encore le format vertical lui aussi caractéristique de l&rsquo;art japonais.</p>



<p>La précision réaliste de la représentation de l&rsquo;animal, digne d&rsquo;un naturaliste, se double ainsi d&rsquo;une dimension artistique que rehausse le cadre doré.</p>



<p>Et si ces portraits d&rsquo;animaux sont si réalistes, c&rsquo;est que le peintre multiplie les moyens de les observer au plus près : tantôt il prend pour modèle des animaux naturalisés, tantôt il observe les animaux de sa ménagerie personnelle, enfermés dans des enclos, tantôt il peint sur le vif, en pleine nature, à la manière des impressionnistes. Il va même jusqu&rsquo;à grimper en haut des arbres pour étudier les nids des oiseaux.&nbsp;</p>



<p>Savourez ce tableau une dernière fois : bientôt il regagnera le secret de la collection particulière du roi de Suède auquel il appartient&#8230;</p>
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		<title>La femme dans la baignoire d&#8217;Hitler de Lee Miller</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 07:56:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="977" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/femme-baignoire.jpg" alt="" class="wp-image-1031 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/femme-baignoire.jpg 977w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/femme-baignoire-286x300.jpg 286w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/femme-baignoire-768x805.jpg 768w" sizes="(max-width: 977px) 100vw, 977px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p></p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh3.googleusercontent.com/cm/AGPWSu9VCtpbZyasW2FjNK-FhITPnn1y6KWSlNIrWKY6IsXalv6dvb6zJZjvGCvoNqFPGN_k0w=s80-p" alt=""/></figure>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Pub Et achat</strong></td><td><img decoding="async" src="https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif" alt="Pièces jointes">08:54 (il y a 1 minute)</td><td></td><td rowspan="2"><img decoding="async" src="https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif" alt=""><img decoding="async" src="https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif" alt=""><img decoding="async" src="https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif" alt=""></td></tr><tr><td colspan="3">À&nbsp;moi<img decoding="async" src="https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif" alt=""></td></tr></tbody></table></figure>



<p>Avec cette photographie en noir et blanc d&rsquo;une belle femme dans une baignoire, le regard un peu perdu, un peu dans le vague, on se croirait presque dans un film d&rsquo;Hitchcock&#8230; La tension est palpable et pourtant vous allez voir qu&rsquo;ici la réalité dépasse la fiction.</p>



<p>Cette belle Américaine, c&rsquo;est Lee Miller. D&rsquo;abord modèle pour le magazine Vogue, elle vient à Paris où elle rencontre le photographe surréaliste Man Ray. Elle devient sa muse mais se forme aussi à la photographie auprès du maître. Elle fait des photographies surréalistes et des photographies de mode pour le Vogue britannique.</p>



<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle devient photographe de guerre pour Vogue. Avec David Scherman, elle suit l&rsquo;armée américaine. Elle participe ainsi à la libération des camps de Buchenwald et Dachau dont elle immortalise l&rsquo;horreur dans des clichés saisissants.</p>



<p>En avril 1945, quelques heures après leur passage à Dachau, David et Lee arrivent&#8230; dans l&rsquo;appartement d&rsquo;Adolf Hitler à Munich. Ils y passeront quelques jours. Découvrant la salle de bain immaculée, Lee Miller a l&rsquo;idée de ce cliché qu&rsquo;elle met en scène, demandant à David Sherman de la photographier. Ce jour-là, ils viennent de l&rsquo;apprendre, Hitler s&rsquo;est suicidé dans son bunker.</p>



<p>Le regard perdu sans doute encore dans les camps de la mort, elle se lave des horreurs dont elle a été témoin sous les yeux-mêmes de celui qui les a perpétrées. Regardez en effet le portrait du Führer, ridiculement petit, posé à gauche sur le bord de la baignoire. Au sol, les bottes souillent de boue, de la boue de Dachau, le tapis blanc. Cette mise en scène, dans laquelle le pommeau de douche est mis en valeur derrière Lee, rappelle celle, macabre, des camps de concentration où les plafonds des chambres à gaz étaient équipés de pommeaux de douche, raccordés à rien, pour faire croire aux prisonniers qu&rsquo;ils allaient se laver. Dans ce cliché, la salle de bain, éclatante de blancheur, et la statuette de femme nue à droite dénoncent les théories hygiénistes de Hitler, le culte du corps parfait et vigoureux. Lee Miller prend possession des lieux, signifiant la fin d&rsquo;une époque.</p>



<p>Traumatisée par tout ce qu&rsquo;elle a vu, Lee Miller abandonnera progressivement la photographie et plongera dans l&rsquo;alcool et la dépression.</p>
</div></div>
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		<title>Portrait(prémonitoire) de Guillaume Apollinaire &#8211; Giorgio de Chirico</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 08:45:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="643" height="799" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/Giorgio-De-Chirico-copie.jpg" alt="" class="wp-image-1010 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/Giorgio-De-Chirico-copie.jpg 643w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/Giorgio-De-Chirico-copie-241x300.jpg 241w" sizes="(max-width: 643px) 100vw, 643px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>« Le poète doit se faire voyant » écrivait Rimbaud. Et si les artistes avaient en effet la capacité de voir ce que nous ne voyons pas ?</p>



<p>Lorsque le peintre italien Giorgio de Chirico arrive à Paris en 1911, il se lie d&rsquo;amitié avec Guillaume Apollinaire, poète mais également, on le sait moins, critique d&rsquo;art. En 1914, il lui offre ce tableau intitulé « L&rsquo;homme-cible ».</p>



<p>Apollinaire y est figuré en arrière-plan, tel une ombre chinoise, ou plutôt tel une cible. Le petit trou à l&rsquo;épaule permet de fixer la silhouette sur laquelle on tire, tandis que le cercle blanc indique l&rsquo;endroit où il faut viser.</p>



<p>Au premier plan, un buste sculpté à l&rsquo;antique porte des lunettes de soleil. C&rsquo;est Orphée, le premier poète de la mythologie. En 1908, Apollinaire a écrit un poème intitulé « Orphée » et, en 1912, il donne le nom d&rsquo;orphisme à un courant artistique qui lie abstraction et musique.&nbsp;</p>



<p>Mais pourquoi Orphée porte-t-il des lunettes de soleil ? Orphée super-star ? Non, Orphée aveugle, Orphée&nbsp; prophète dont la cécité lui permet paradoxalement de voir au-delà de notre réalité, de voir au-delà de l&rsquo;ici et du maintenant.</p>



<p>Apollinaire gardera toujours ce tableau auprès de lui. Mais en 1916 Apollinaire est sur le champ de bataille. Il est alors blessé par un éclat d&rsquo;obus&#8230; à la tempe&#8230; exactement à l&rsquo;endroit indiqué par la cible sur le portrait du Chirico.&nbsp;</p>



<p>Dès lors, le tableau prend un autre titre :  » Portrait (prémonitoire) de Guillaume Apollinaire ». Et il devient un des symboles du tout jeune mouvement surréaliste qui attribue volontiers aux artistes des pouvoirs médiumniques. Et qui représentera souvent les personnages les yeux fermés, tournés vers leur intériorité profonde, sondant leur inconscient.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre  ? Centre Pompidou, Paris.</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>Tirs &#8211; Niki de Saint Phalle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2024 12:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Les coulures de la peinture comme des larmes sur la toile. Larmes de colère, larmes de révolte. Le 12 février 1961, impasse Ronsin, munie d&#8217;un 22 long rifle emprunté à un ami forain, la jeune Niki réalise ses premiers tirs. Sur la toile sont disposés divers objets, des pâtes, du riz, des tomates et des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="800" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/thumb_large.jpg" alt="" class="wp-image-1003 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/thumb_large.jpg 600w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2024/10/thumb_large-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Les coulures de la peinture comme des larmes sur la toile. Larmes de colère, larmes de révolte.</p>



<p>Le 12 février 1961, impasse Ronsin, munie d&rsquo;un 22 long rifle emprunté à un ami forain, la jeune Niki réalise ses premiers tirs. Sur la toile sont disposés divers objets, des pâtes, du riz, des tomates et des poches de peinture colorées, le tout recouvert de plâtre.</p>



<p>« A vos marques ! Feu ! Rouge! Bleu ! Jaune ! » crie la jeune femme.</p>



<p>Les balles percent les poches de couleurs qui coulent sur la toile un temps immaculée. Fini le temps des jeux et de l&rsquo;innocence !</p>



<p>Mais contre qui ou quoi Niki laisse-t-elle exploser sa violence ? Elle tire tous azimuts. Contre son père qui l&rsquo;a violée alors qu&rsquo;elle avait 11 ans. Contre les hommes. Contre la société patriarcale qui s&rsquo;apprête à enfermer au foyer la jeune fille de bonne famille qu&rsquo;elle est. Contre la religion qui a dicté son éducation. Contre la politique, la menace atomique et les guerres.&nbsp;</p>



<p>Un fusil comme un phallus, Niki de Saint Phalle renverse l&rsquo;ordre établi et s&rsquo;arroge le pouvoir violent qui est depuis trop longtemps l&rsquo;apanage des hommes.</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, avec ses tirs, elle est la seule femme dans le groupe des Nouveaux Réalistes, ce mouvement qui s&#8217;empare du réel et le transforme en un objet poétique.</p>



<p>Pour les tableaux suivants, elle invite le public, les futurs acheteurs à tirer et participer à la création. La télévision est là et filme ces performances.</p>



<p>L&rsquo;art comme catharsis, comme exutoire, individuel et collectif.</p>



<p>Et pour Niki, qui confiera n&rsquo;être pas tombée malade pendant toute la période des tirs, cela fonctionne. Pourtant elle décide de cesser brutalement ces tirs, consciente de la dépendance qu&rsquo;elle commence à éprouver pour cette pratique qui la met en transe.</p>



<p>Avec ses tirs, elle n&rsquo;en est toutefois pas à sa première performance. Quelques temps avant, quittée par son amant, elle imagine une terrible vengeance. Elle dispose la chemise de son ancien amant sur un tableau de bois et une cible de fléchettes pour représenter sa tête. Et elle invite le public à tirer sur la cible&#8230;</p>



<p>Photographie de Philippe Migeat pour le centre Georges Pompidou.</p>
</div></div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Où voir l&rsquo;oeuvre : Centre Georges Pompidou, Paris.</p>
</blockquote>



<p></p>
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