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	<title>Le Secret derrière le Tableau</title>
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	<title>Le Secret derrière le Tableau</title>
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		<title>Cousant la voile &#8211; Joaquin Sorolla</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Aug 2026 13:08:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="746" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna-1024x746.jpg" alt="" class="wp-image-1352 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna-1024x746.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna-300x218.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna-768x559.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/Venice_Sewing_the_Sail_by_Joaquin_Sorolla_y_Bastida_-_Museo_darte_moderna.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Le peintre espagnol présenta cette toile, avec d&rsquo;autres, à l&rsquo; Exposition universelle de Paris, y obtenant ainsi le Grand Prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tableau est à la fois très réaliste comme souvent chez Sorolla qui aime à montrer le travail des petites gens et très poétique conduisant le regardeur à rêver à de nouveaux et lointains horizons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des femmes s&rsquo;affairent à coudre une voile de bateau avec sérieux et concentration sous le regard attentif de deux hommes, sans doute les marins ou les propriétaires du bateau. Mais l&rsquo;ambiance est aussi aux bavardages et aux rires, complicité d&rsquo;une journée de labeur baignée par la lumière joyeuse du soleil méditerranéen.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voile, qui tient au centre la majeure partie de la toile, semble étonnamment être le sujet principal. Sa blancheur contraste avec le vert de la végétation qui orne le lieu de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, à y regarder de près, la voile est loin d&rsquo;être toute blanche et Sorolla, à la manière des impressionnistes qu&rsquo;il connaît bien, joue sur les effets d&rsquo;ombres et de lumière. Les rayons de soleil qui traversent les feuillages n&rsquo;illuminent pas uniformément le tissu et lui confèrent son aspect tacheté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La composition de la toile est impressionnante : la voile, les personnages au bord de la voile et la végétation qui les encadre forment autant de lignes de fuite qui guident le regard vers une porte ouverte sur l&rsquo;horizon et la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail est le prélude à une invitation au voyage. Voyage dont les femmes seront exclues, cantonnées telles des Pénélope à un patient ouvrage manuel. Mais leur travail, préparatoire ou réparateur, de couture est indispensable à la conquête masculine des mers. Et hommes et femmes unissent ici leurs compétences dans un moment de bonheur qui précède l&rsquo;aventure et ses éventuels tempêtes et dangers, bien que l&rsquo;horizon semble calme.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Musée Sorolla, Madrid.</p>
</blockquote>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Jésus et la femme adultère &#8211; Faux Vermeer &#8211; Vrai Van Meegeren</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 09:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="552" height="604" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/han_van_meegeren-11dcc.jpg" alt="" class="wp-image-1348 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/han_van_meegeren-11dcc.jpg 552w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/08/han_van_meegeren-11dcc-274x300.jpg 274w" sizes="(max-width: 552px) 100vw, 552px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Je vois bien que vous êtes un peu déçu par le choix de ce tableau, qu&rsquo;il ne vous plaît pas plus que cela. Sachez toutefois que cette toile était la préférée de Göring, le bras droit de Hitler. Elle met en scène un épisode de l&rsquo;Évangile selon Jean. Des Pharisiens amènent à Jésus une femme adultère que la loi de Moïse ordonne de lapider et attendent sa réaction. Le Christ leur répond « Que celui d&rsquo;entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre » et il pardonne à la femme, aux yeux ici baissés de contrition. Göring fit l&rsquo;acquisition du tableau en 1942 pour la coquette somme de 1 650 000 florins néerlandais. Pour ce collectionneur féru de peinture de la Renaissance et des grands maîtres classiques du Nord, cette oeuvre de Vermeer n&rsquo;avait pas de prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Problème, à la fin de la guerre, on découvrit que ce tableau était un faux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La justice avait mis la main sur l&rsquo;imposante collection de Goring, qui s&rsquo;était servi allègrement au Jeu de Paume à Paris parmi les œuvres spoliées aux collectionneurs et marchands d&rsquo;art juifs. Au total 1376 tableaux, 250 sculptures et 168 tapisseries. La justice remonta jusqu&rsquo;à Han van Meegeren, un néerlandais, qui, pour avoir vendu un chef d&rsquo;oeuvre national à l&rsquo;ennemi encourt la peine capitale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais celui-ci se défendit en se vantant d&rsquo;avoir dupé Goring, de lui avoir vendu un faux Vermeer qu&rsquo;il avait lui-même peint. Lors de son procès, pour convaincre la justice, Van Meegeren dut réaliser un nouveau Vermeer : Jésus et les docteurs. Les experts sont convaincus et Van Meegeren passe aussitôt du statut de traître à celui de héros national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Van Meegeren n&rsquo;en est pas à son coup d&rsquo;essai, il a déjà réalisé Jésus et les disciples d&rsquo;Emmaüs, considéré comme un chef d&rsquo;oeuvre de Vermeer par Bredius, le grand spécialiste du peintre, et acheté une fortune par le musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant si vous êtes amateurs de Vermeer, vous avez sûrement du mal à voir le rapport entre ces grands formats religieux et les petites toiles de genre qui mettent en scène des anonymes de son temps dans des intérieurs bourgeois.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait Van Meegeren s&rsquo;est engouffré dans une brèche ouverte par les historiens de l&rsquo;art. Lorsque Bredius, le spécialiste de Vermeer, découvre « Le Christ chez Marthe et Marie », les historiens de l&rsquo;art sont persuadés que Vermeer a peint des tableaux religieux avant de se spécialiser dans les scènes de genre. Van Meegeren leur offre alors le chainon manquant qu&rsquo;ils attendent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comment un peintre du XXe siècle peut-il faire passer ses œuvres pour des toiles du XVIIe siècle ? D&rsquo;abord, Van Meegeren a été formé par un maître qui ne jurait que par la peinture classique et lui a appris les techniques et les secrets des maîtres de l&rsquo;Age d&rsquo;or hollandais. Ensuite, le faussaire se procurait des toiles sans valeur du XVIIe siècle qu&rsquo;il grattait pour les repeindre. Surtout, il conservait les craquelures de la peinture d&rsquo;origine et les réutilisait pour ses propres œuvres. Enfin il mélangeait un tout nouvel ingrédient à ses pigments, la bakélite : une fois passés au four ses tableaux prenaient ainsi un aspect vieilli. Bien sûr si des experts avaient cherché de la bakélite, ils auraient repéré la supercherie mais pourquoi en aurait-il eu l&rsquo;idée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un témoin, lorsque le criminel de guerre nazi apprit que son tableau préféré était un faux, « il avait l’air pour la première fois de découvrir qu’il y avait du mal dans le monde. ». Mais bon, il aurait été mal placé pour jeter à Van Meegeren la première pierre&#8230;</p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Circé &#8211; Wright Barker</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 06:36:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="1024" height="705" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889-1024x705.jpg" alt="" class="wp-image-1344 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889-1024x705.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889-300x207.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889-768x529.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Circe_by_Wright_Barker_1889.jpg 1260w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;île d&rsquo;Eéa, dans un somptueux palais, vit Circé, déesse et magicienne, entourée de ses lions et de ses loups. S&rsquo;ils sont peints avec autant de réalisme, c&rsquo;est que le peintre britannique est avant tout un peintre animalier, spécialisé dans les animaux domestiques et les scènes de chasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, Wright Barker choisit de représenter un épisode mythologique. Le spectateur se substitue à l&rsquo;un des compagnons d&rsquo;Ulysse qui, dans l&rsquo;Odyssée d&rsquo;Homère, pénètre dans le palais de Circé, attiré par la voix enchanteresse de la magicienne. Mais comment représenter cette voix en peinture ? C&rsquo;est ce que suggère la bouche entrouverte de Circé et surtout la lyre qu&rsquo;elle tient de sa main gauche. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous, spectateurs, sommes encore à bonne distance de Circé mais déjà elle exerce sur nous une fascination extraordinaire. Du haut d&rsquo;un escalier de marbre, elle est en contre-plongée, nous donnant l&rsquo;impression d&rsquo;être à la fois petits et faibles devant sa toute-puissance. Notre regard remonte lentement le long de son corps : ses pieds nus dans ses sandales écrasent une peau de tigre, sa robe en voile blanc laisse deviner un genou, ses épaules et ses seins sont nus soulignés par des voiles qui flottent autour d&rsquo;elle comme animés d&rsquo;un souffle magique, ses cheveux bruns coiffés d&rsquo;un diadème en or contrastent avec la blancheur laiteuse de sa peau. De sa main droite, elle semble nous faire signe d&rsquo;approcher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais méfions-nous des animaux sauvages qui l&rsquo;entourent. Ils ont l&rsquo;air doux et paisible. Mais ils nous fixent quand même avec une inquiétante intensité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savez-vous qui ils sont vraiment ? Ce sont des hommes qu&rsquo;elle a transformés en bêtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les compagnons d&rsquo;Ulysse qui s&rsquo;approchent avec nous, trop confiants, ne tarderont pas à être changés en porcs et à devenir à leur tour les prisonniers de Circé. D&rsquo;ailleurs les feuilles qui s&rsquo;accrochent à la colonne ne préfigurent-elles pas le maléfice ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jonchant le sol de ce palais antique, les fleurs de pavot évoquent l&rsquo;opium ou le laudanum, philtres magiques des temps modernes, consommées à l&rsquo;époque de l&rsquo;Angleterre victorienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sarah Williamson, maître de conférences à l&rsquo;Université de Huddersfield, qui sensibilise les étudiants à la représentation des femmes dans l&rsquo;art, propose une parodie de ce tableau, faisant poser une Barbie à côté d&rsquo;un tigre en peluche. Elle imagine la commande du tableau : « “Je voudrais une jeune beauté séduisante, à moitié dévêtue, enfermée et avec du gros gibier”, aurait dit le commanditaire ». « “Que diriez-vous de Circé, avec cinq ou six tigres ?” aurait répondu l’artiste. “Tout le monde admirera votre intérêt pour la mythologie grecque.” Une manière sarcastique de dénoncer l&rsquo;attrait pour les beautés dénudées dans l&rsquo;art selon les époques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ne nous méprenons pas, Homère ne faisait pas de Circé un objet sexuel. C&rsquo;est même plutôt l&rsquo;inverse&#8230;car Ulysse ne sauvera ses compagnons de leur métamorphose et ne se fera de Circé une alliée qu&rsquo;en acceptant de coucher avec elle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Cartwright Hall Art Gallery, Bradford.</p>
</blockquote>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Fuyant la critique &#8211; Pere Borrell del Caso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jul 2026 04:44:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="673" height="841" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Escaping_criticism-by_pere_borrel_del_caso.png" alt="" class="wp-image-1341 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Escaping_criticism-by_pere_borrel_del_caso.png 673w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/07/Escaping_criticism-by_pere_borrel_del_caso-240x300.png 240w" sizes="(max-width: 673px) 100vw, 673px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Mais que font les gardiens de musées ? Voilà un personnage qui s&rsquo;échappe de son tableau sous nos regards impuissants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, le peintre défie les lois de l&rsquo;art figé qu&rsquo;est celui du portrait. Sous son pinceau, l&rsquo;enfant prend vie, se met en mouvement et conquiert sa liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pere Borrell del Caso est un peintre catalan qui, comme en témoigne cette oeuvre, maîtrise le réalisme. Son succès fut tel qu&rsquo;on lui proposa un poste d&rsquo;enseignant à l&rsquo;Ecole des Beaux-Arts de Barcelone. Soucieux de son indépendance, il refusa et créa sa propre académie. Il peignit de nombreuses scènes religieuses et des portraits mais nombre de ses tableaux furent détruits pendant la Guerre d&rsquo;Espagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette oeuvre de 1874 est aujourd&rsquo;hui la plus célèbre. C&rsquo;est un trompe-l&rsquo;œil, un tableau sur lequel l&rsquo;artiste, jouant sur les ombres et la perspective, créé l&rsquo;illusion d&rsquo;une troisième dimension. Un jeune garçon s&rsquo;échappe de son tableau, comme d&rsquo;une prison, enjambant une fenêtre que représente le cadre et s&rsquo;accrochant à son encadrement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jeune garçon est sans doute pauvre. Regardez son torse maigre qui laisse voir ses os, son pied nu noirci par la poussière. Il ressemble par ses vêtements comme par sa coiffure au mendiant de Murillo peint une dizaine d&rsquo;années plus tôt. Est-ce de cette cave ou de ce cachot sombre que s&rsquo;échappe l&rsquo;enfant de notre tableau ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le clair obscur qui maintient dans l&rsquo;ombre l&rsquo;arrière-plan laisse planer le mystère sur ce qu&rsquo;il fuit et met l&rsquo;enfant dans la lumière. Ses joues rosies suggèrent qu&rsquo;il a couru. Mais pour échapper à qui, à quoi ? Et regardez ses yeux exorbités. Est-il terrifié par quelqu&rsquo;un qui le poursuit ou ébahi par ce qu&rsquo;il découvre au-delà du tableau ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre « Fuyant la critique » n&rsquo;est pas le titre original , il a été attribué quelques années plus tard et n&rsquo;est pas de l&rsquo;artiste. Il suggère non sans humour la bêtise et la cruauté de certains jugements critiques sur les œuvres d&rsquo;art, les personnages des tableaux préférant fuir que supporter, stoïques, les jugements et les moqueries. Un des titres originaux était « Una cosa que no puede ser », « une chose qui ne peut être » soulignant la volonté de l&rsquo;artiste de tromper notre regard, de nous faire croire à ce qui n&rsquo;est pas et ne peut être.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous voulez un secret ? Ce tableau est conservé à la banque d&rsquo;Espagne à Madrid. De là à imaginer que notre mendiant est un voleur qui s&rsquo;échappe après avoir dérobé des billets comme dans un épisode de la Casa de Papel&#8230;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Banque d&rsquo;Espagne, Madrid.</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>La caverne du Pont-Neuf &#8211; JR</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 15:27:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXIe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/PXL_20260621_144003706.MP_-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-1336 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/PXL_20260621_144003706.MP_-1024x768.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/PXL_20260621_144003706.MP_-300x225.jpg 300w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/PXL_20260621_144003706.MP_-768x576.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/PXL_20260621_144003706.MP_-1536x1152.jpg 1536w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/PXL_20260621_144003706.MP_-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Il est en ce moment à Paris une image aussi surprenante que rafraîchissante en ces temps de canicule, ce sont ces glaciers, ces montagnes enneigées qui donnent au Pont-Neuf un étonnant relief.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette vision n&rsquo;est-elle pas une hallucination de nos esprits surchauffés ? Car ce qu&rsquo;a imaginé l&rsquo;artiste JR est en réalité une caverne. Une caverne qui rappelle l&rsquo;origine du Pont-Neuf. Celui qui est aujourd&rsquo;hui le plus vieux pont de Paris brilla au XVIe siècle par ses aspects novateurs : la pierre remplaçait le bois, trop souvent sujet aux incendies, les premiers trottoirs longeaient le pont qui pour la première fois était dépourvu d&rsquo;habitations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La caverne rappelle ainsi l&rsquo;élément minéral, le calcaire qui servit à construire le Pont-Neuf, extrait de carrières de l&rsquo;Oise, dont JR s&rsquo;est inspiré pour ses croquis&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette caverne&nbsp; est comme toutes les cavernes un refuge protecteur puisqu&rsquo;on peut y pénétrer et même la traverser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses dimensions impressionnantes, 120 mètres de long, 20 mètres de large et de 12 à 18 mètres de hauteur, en font l&rsquo;installation immersive la plus grande du monde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;intérieur, c&rsquo;est Thomas Bangalter, un ancien Daft Punk, qui a conçu l&rsquo;habillage sonore, minimaliste et mystérieux. Il accompagne cette traversée que JR conçoit comme un cheminement intérieur mais aussi comme une réflexion sur l&rsquo;illusion, à la manière de la caverne de Platon.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la caverne étonne aujourd&rsquo;hui Parisiens et touristes, ce n&rsquo;est pas la première fois que le Pont-Neuf disparaît ainsi sous l&rsquo;oeuvre d&rsquo;un artiste. En 1985, Christo et Jeanne-Claude emballaient ce même pont . D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est avec Vladimir Yavachev, le neveu de Christo, que JR a eu l&rsquo;idée de cet hommage au couple d&rsquo;artistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en 2026, plus de paquet cadeau, l&rsquo;heure n&rsquo;est plus au consumérisme. Ce symbole de force minérale qui se dresse au milieu de la Seine suggère, paradoxalement, la fragilité de la nature, au moment où le réchauffement climatique se fait plus que jamais sentir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, cette gigantesque structure gonflable que certains voient comme un glacier, va, dans quelques jours, fondre en quelques heures puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une oeuvre éphémère. De plus, quelques jours avant son ouverture au public, victime de la pluie et du vent qui ont frappé la capitale, la toile s&rsquo;est déchirée en plusieurs endroits et a dû être réparée en urgence. Tels des alpinistes escaladant la structure gonflable, des cordistes ont alors réinstallé la toile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la caverne du Pont-Neuf témoigne de la force du collectif : plus de 850 personnes ont ainsi participé à la création de ce projet monumental.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La structure a notamment été réalisée par une petite entreprise bretonne à la réputation internationale, ATC, spécialisée dans les structures gonflables gigantesques. Celle-ci avait déjà emballé le Charles-de-Gaulle à l&rsquo;occasion de son inauguration et participé à la cérémonie d&rsquo;ouverture de la Coupe du Monde de 1998.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Pont-Neuf à Paris.</p>
</blockquote>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Nature morte avec nid et lézard &#8211; Rachel Ruysch</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 06:34:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XVIIIe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Sylvia Roustant&#160;&#60;syroustant@gmail.com&#62; 08:23 (il y a 2 minutes) À&#160;moi En plein siècle d&#8217;or hollandais, la peintre néerlandaise Rachel Ruysch se consacre depuis sa prime jeunesse aux natures mortes, un genre qu&#8217;à l&#8217;époque les femmes sont libres de pratiquer parce qu&#8217;elles peuvent travailler sans sortir de chez elle. Mais les natures mortes de Rachel Ruysch sont, [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="825" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Rachel_Ruysch_-_still_life_with_fruit_a_nest_and_a_lizard_-_1710-1-825x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1332 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Rachel_Ruysch_-_still_life_with_fruit_a_nest_and_a_lizard_-_1710-1-825x1024.jpg 825w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Rachel_Ruysch_-_still_life_with_fruit_a_nest_and_a_lizard_-_1710-1-242x300.jpg 242w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Rachel_Ruysch_-_still_life_with_fruit_a_nest_and_a_lizard_-_1710-1-768x954.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Rachel_Ruysch_-_still_life_with_fruit_a_nest_and_a_lizard_-_1710-1-1237x1536.jpg 1237w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Rachel_Ruysch_-_still_life_with_fruit_a_nest_and_a_lizard_-_1710-1-1649x2048.jpg 1649w" sizes="(max-width: 825px) 100vw, 825px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"><strong>Sylvia Roustant</strong>&nbsp;&lt;syroustant@gmail.com&gt;</td><td class="has-text-align-right" data-align="right"><img decoding="async" src="https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif" alt="Pièces jointes">08:23 (il y a 2 minutes)</td><td class="has-text-align-right" data-align="right"></td><td class="has-text-align-right" data-align="right" rowspan="2"></td></tr><tr><td colspan="3">À&nbsp;moi<img decoding="async" src="https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif" alt=""></td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En plein siècle d&rsquo;or hollandais, la peintre néerlandaise Rachel Ruysch se consacre depuis sa prime jeunesse aux natures mortes, un genre qu&rsquo;à l&rsquo;époque les femmes sont libres de pratiquer parce qu&rsquo;elles peuvent travailler sans sortir de chez elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les natures mortes de Rachel Ruysch sont, elles, pleines de vie : au milieu de fleurs et de fruits, elle ajoute des insectes, des papillons, des grenouilles et autres lézards. Approchez-vous, encore plus près, et promenez votre regard dans le tableau pour découvrir la variété de la faune et de la flore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que Rachel est la fille de Frederik Ruysch, un anatomiste et botaniste qui enseigne au jardin botanique d&rsquo;Amsterdam. Il y possède un riche cabinet de curiosités où les plantes côtoient les animaux et même les foetus. Il a mis au point une recette secrète pour les conserver le plus longtemps possible avec l&rsquo;apparence de la vie, un mélange de cire, d&rsquo;alcool et d&rsquo;autres substances chimiques. Ainsi Rachel peut observer tout à loisir les fleurs qu&rsquo;elle peint, sans qu&rsquo;elles ne fânent trop vite.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le XVIIe siècle voit en outre l&rsquo;invention du microscope. Les scientifiques comme les artistes peuvent désormais observer et représenter dans les moindres détails les éléments les plus petits du vivant</p>



<p class="wp-block-paragraph">.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la précision du travail de Rachel, il ne faut pas voir l&rsquo;œuvre d&rsquo;une scientifique. Elle fait cohabiter sur ses tableaux des végétaux qui fleurissent à des époques différentes de l&rsquo;année, des plantes et des animaux qui vivent dans différentes régions du monde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, c&rsquo;est le travail de son père qui l&rsquo;induit en erreur : sur l&rsquo;une de ses toiles, elle représente un lézard d&rsquo;un bleu magnifique qui est en réalité vert&#8230;mais bleuit conservé dans l&rsquo;alcool.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses tableaux sont peut-être plus historiques que scientifiques, rendant compte de la puissance des Pays-Bas dans le monde, en Afrique, en Asie et en Amérique. Observez en effet l&rsquo;épi de maïs en bas à gauche, il vient tout droit d&rsquo;Amérique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout, ses tableaux font l&rsquo;objet d&rsquo;une véritable mise en scène dramatique : le fond est sombre, le centre fortement éclairé et les animaux sont en action. Ainsi le lézard qui s&rsquo;apprête, gueule ouverte, à dévorer les oeufs du nid en bas à droite ou encore e lézard qui chasse le papillon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous ne connaissiez pas Rachel Ruysch ? Pourtant elle a peint jusqu&rsquo;à ses 83 ans, des centaines de tableaux. Elle avait tellement de succès qu&rsquo;elle fut la première femme à intégrer la Guilde des peintres de La Haye, en 1701. Plus étonnant encore, ses œuvres se vendaient de son vivant plus cher que celles d&rsquo;un certain&#8230; Rembrandt, parfois jusqu&rsquo;à deux fois plus cher ! Et tout cela en élevant 10 enfants dont le dernier qu&rsquo;elle mit au monde à l&rsquo;âge de 47 ans. Une vraie force de la nature, cette Rachel, et qui lui rendit bien hommage&#8230;</p>
</div></div>
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		<title>Le buste de Gabrielle Danton &#8211; Claude-André Desaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 06:46:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XVIIIe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Antoinette-Garbielle_Charpentier-Claude-Andre_Deseine_IMG_2307-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1327 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Antoinette-Garbielle_Charpentier-Claude-Andre_Deseine_IMG_2307-683x1024.jpg 683w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Antoinette-Garbielle_Charpentier-Claude-Andre_Deseine_IMG_2307-200x300.jpg 200w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Antoinette-Garbielle_Charpentier-Claude-Andre_Deseine_IMG_2307-768x1152.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Antoinette-Garbielle_Charpentier-Claude-Andre_Deseine_IMG_2307-1024x1536.jpg 1024w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/06/Antoinette-Garbielle_Charpentier-Claude-Andre_Deseine_IMG_2307.jpg 1280w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Voyez cette femme à la chevelure épaisse et aux boucles bien dessinées, au visage poupin avec ses joues rebondies, son double menton et son large cou, elle respire la santé. Pourtant son visage est grave et vous allez comprendre pourquoi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Écoutez l&rsquo;histoire qui va suivre, et vous ne la verrez plus jamais de la même manière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette femme, c&rsquo;est Gabrielle Danton, l&rsquo;épouse de Georges Jacques Danton. Février 1793, alors que ce dernier est en Belgique, il reçoit une lettre l&rsquo;informant que sa femme se meurt en couches, en donnant naissance à leur quatrième enfant, un garçon mort-né.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Danton rentre à Paris dans la précipitation mais lorsqu&rsquo;il arrive chez lui, il est trop tard, son épouse est morte et enterrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ivre de désespoir et de culpabilité (Danton a multiplié les aventures extra-conjugales), le révolutionnaire est pris d&rsquo;une idée folle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pleine nuit, il va réveiller le sculpteur Claude-André Desaine, qui a réalisé le buste de Robespierre, et le convainc tant bien que mal (l&rsquo;artiste est sourd-muet) de le suivre avec tous ses instruments.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux hommes se dirigent alors vers le cimetière Sainte-Catherine dont Danton se fait ouvrir les portes. Ensemble, ils se rendent sur la tombe de la femme de Danton et le veuf déterre alors le cercueil de sa défunte épouse, d&rsquo;abord à l&rsquo;aide d&rsquo;une pelle puis à mains nues. Il ouvre le cercueil et étreint le corps de Gabrielle enterrée depuis 10 jours. Puis il ordonne à Desaine de commencer son œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;artiste comble les joues et le nez décharnés et en putréfaction à grand renfort de coton. Badigeonnant au préalable le visage de saindoux pour que les chairs ne se détachent pas, Desaine applique le plâtre sur la face de la défunte afin de réaliser son masque mortuaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le buste que vous voyez est le masque mortuaire de Gabrielle Danton. Mais Danton n&rsquo;eut guère le temps de se recueillir devant l&rsquo;image de sa défunte épouse. Un peu plus d&rsquo;un an plus tard, c&rsquo;est la Terreur et il est guillotiné par les révolutionnaires. Pour lui, pas de masque mortuaire mais, sur l&rsquo;échafaud, il aurait alors dit au bourreau : « N’oublie pas surtout, n’oublie pas de montrer ma tête au peuple. Elle en vaut la peine. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Chateau de Vizille, Isère (38).</p>
</blockquote>
</div></div>
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		<title>La Vierge corrigeant l&#8217;enfant Jésus devant trois témoins &#8211; Max Ernst</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 06:03:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="912" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Ernst-vierge-1-1.jpg" alt="" class="wp-image-1319 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Ernst-vierge-1-1.jpg 600w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Ernst-vierge-1-1-197x300.jpg 197w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Peint en 1926, deux ans après la publication du premier Manifeste du surréalisme, ce tableau cristallise toutes les caractéristiques et les obsessions du mouvement théorisé par André Breton.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme sur une toile de Chirico, la scène se joue dans un cadre irréel, devant des pans de murs qui ressemblent à un décor de théâtre, sous un soleil méditerranéen écrasant qui accentue les ombres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Max Ernst se livre ici à une double parodie, celle de l&rsquo;art et de la religion, reprenant le thème célèbre de la Vierge à l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Vierge se reconnaît à son auréole, à la couleur rouge de sa robe et au bleu de son manteau. Mais ses formes féminines sont soulignées à outrance par sa tenue trop moulante. Dans l&rsquo;ombre, c&rsquo;est sa face sombre qui apparaît, celle de la mère excédée, dans sa robe rouge colère, qui fesse son enfant pour le punir, la paume de la main levée vers le ciel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n&rsquo;en est pas à sa première fessée comme en témoignent les fesses rougies de Jésus. La tête dans le manteau bleu marial, il a perdu son auréole, tombée au sol, et est redevenu un enfant comme un autre, qui fait des bêtises et que l&rsquo;on corrige.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa posture, le corps bien droit, annonce sa crucifixion tandis que sa position, sur les genoux de sa mère, préfigure les images de Pieta&#8230; mais Jésus est à l&rsquo;envers. Tout se passe comme si ce geste cruel contenait déjà en lui toutes les souffrances qui allaient suivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l&rsquo;auréole, elle entoure désormais, en toute humilité, la signature de l&rsquo;artiste&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la suite de ce tableau blasphématoire qui exprime le mépris des surréalistes pour la religion, Max Ernst sera excommunié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la fenêtre de l&rsquo;arrière-plan se tiennent trois visages, comme trois rois-mages. Sont-ils témoins ou voyeurs de cet acte sado-masochiste ? Au fond, avec ses yeux bleus, c&rsquo;est Max Ernst lui-même, à droite, c&rsquo;est André Breton et à gauche, Paul Eluard. A l&rsquo;époque où il peint ce tableau, Eluard, son épouse Gala et Max Ernst forment un ménage à trois représentatif de la liberté de moeurs à laquelle aspirent les surréalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de son aspect provocateur, cette œuvre nait aussi de l&rsquo;intérêt des surréalistes pour les théories freudiennes. Cet épisode est en effet un souvenir de Max Ernst, retrouvé sous hypnose. Une fessée donnée par son père, lui-même peintre, qui avait ensuite représenté son fils en enfant Jésus&#8230;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Max Ernst, « de même que le rôle du poète depuis la célèbre « lettre du voyant » consiste à écrire sous la dictée de ce qui se pense, ce qui s’articule en lui, le rôle du peintre est de cerner et de projeter ce qui se voit en lui ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un renversement humoristique, le père castrateur se retrouve lui-même castré, transformé en figure féminine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Improbable, irrévérencieux, incarnation de l&rsquo;inconscient, ce tableau nous plonge aux sources du surréalisme.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Où voir l&rsquo;oeuvre : Musée Ludwig à Cologne.</p>
</blockquote>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La fiancée hésitante &#8211; Auguste Toulmouche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 06:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XIXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Sylvia Roustant&#160;&#60;syroustant@gmail.com&#62; 08:44 (il y a 0 minute) À&#160;moi Si de nombreux peintres furent pauvres et méconnus de leur vivant, ne connaissant qu&#8217;une gloire posthume, le phénomène inverse se produisit pour Toulmouche. Alors que les commandes de la bonne société affluent et lui assurent une belle carrière, il tombe dans l&#8217;oubli après sa mort. Il [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="836" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride-836x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1309 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride-836x1024.jpg 836w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride-245x300.jpg 245w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride-768x941.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/05/Toulmouche_Bride.jpg 900w" sizes="(max-width: 836px) 100vw, 836px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"><strong>Sylvia Roustant</strong>&nbsp;&lt;syroustant@gmail.com&gt;</td><td class="has-text-align-right" data-align="right">08:44 (il y a 0 minute)</td><td class="has-text-align-right" data-align="right"></td><td class="has-text-align-right" data-align="right" rowspan="2"></td></tr><tr><td colspan="3">À&nbsp;moi<img decoding="async" src="https://mail.google.com/mail/u/0/images/cleardot.gif" alt=""></td></tr></tbody></table></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si de nombreux peintres furent pauvres et méconnus de leur vivant, ne connaissant qu&rsquo;une gloire posthume, le phénomène inverse se produisit pour Toulmouche. Alors que les commandes de la bonne société affluent et lui assurent une belle carrière, il tombe dans l&rsquo;oubli après sa mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que celui qui épousa la cousine de Monet se tint loin des avant-gardes impressionnistes et se consacra aux portraits académiques de jeunes femmes aux robes somptueuses dans des intérieurs luxueux. Or, ces tableaux qui font la promotion de la mode du Second Empire ne nous touchent plus beaucoup. Et dans leur décor étouffant, les « délicieuses poupées de Toulmouche » comme les appelait Émile Zola s&rsquo;ennuient ferme : elles lisent, rêvent, attendent on ne sait quoi dans des attitudes lasses et passives, proches de l&rsquo;apathie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant en 2023, les réseaux sociaux exhument Toulmouche et depoussiērent l&rsquo;une de ses œuvres, « La fiancée hésitante ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre du tableau, dans sa robe de satin blanc au col et aux manchettes de fourrure immaculée, la future mariée, mine renfrognée, fixe et prend à parti le spectateur de son regard de colère à peine contenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Écrasée par un décor trop grand, pressée par ses sœurs ou ses amies qui l&rsquo;encouragent d&rsquo;un regard, d&rsquo; un baiser en lui tenant les mains, elle peine à se conformer au rôle qu&rsquo;on attend d&rsquo;elle. Elle a fourré son bouquet nuptial dans une poche et, regardez sous sa robe, elle croise négligemment ses pieds. Mademoiselle, un peu de tenue, enfin !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette société du paraître, les miroirs qui encadrent la scène ne reflètent rien mais ils enferment ces femmes-fantômes. Sois belle et tais-toi, n&rsquo;est-ce pas ce qui définit tout portrait ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut être bien jeune et naïve, comme le personnage de droite, pour jouer en souriant à la mariée, se mirant avec la couronne nuptiale&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023 donc, les réseaux sociaux font de cette jeune fiancée à la rébellion mutique face à un mariage arrangé, face à la nuit de noces qui l&rsquo;attend, un symbole du fémininsme. Elle devient un mème à qui l&rsquo;on prête des paroles indignées ou exaspérées. Car un tableau n&rsquo;est jamais complètement achevé. Le regardeur, par ce qu&rsquo;il projette dans l&rsquo;œuvre, continue longtemps à participer à sa création.</p>
</div></div>
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		<title>La licorne rouge &#8211; Leonora Carrington</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvia Roustant]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 06:54:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette licorne rouge à la crinière enflammée porte&#160; les couleurs de l&#8217;amour passion et du sang de la guerre. Pour découvrir les secrets de cette oeuvre, il nous faut pénétrer de l&#8217;autre côté de cette peinture réalisée sur la vitre d&#8217;une fenêtre.&#160; Derrière la fenêtre, une cuisine, celle d&#8217;une maison située au bout des gorges [&#8230;]]]></description>
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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="935" height="1024" src="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/91ebf5d_upload-1-nqlykpjmn6hj-leonora-carrington-window-in-saint-martin-d-arde-che-1938-2026-estate-of-leonora-carrington-adagp-paris-michel-tissot-dit-daubery-300-dpi-1-935x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1305 size-full" srcset="https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/91ebf5d_upload-1-nqlykpjmn6hj-leonora-carrington-window-in-saint-martin-d-arde-che-1938-2026-estate-of-leonora-carrington-adagp-paris-michel-tissot-dit-daubery-300-dpi-1-935x1024.jpg 935w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/91ebf5d_upload-1-nqlykpjmn6hj-leonora-carrington-window-in-saint-martin-d-arde-che-1938-2026-estate-of-leonora-carrington-adagp-paris-michel-tissot-dit-daubery-300-dpi-1-274x300.jpg 274w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/91ebf5d_upload-1-nqlykpjmn6hj-leonora-carrington-window-in-saint-martin-d-arde-che-1938-2026-estate-of-leonora-carrington-adagp-paris-michel-tissot-dit-daubery-300-dpi-1-768x841.jpg 768w, https://lesecretderriereletableau.fr/wp-content/uploads/2026/04/91ebf5d_upload-1-nqlykpjmn6hj-leonora-carrington-window-in-saint-martin-d-arde-che-1938-2026-estate-of-leonora-carrington-adagp-paris-michel-tissot-dit-daubery-300-dpi-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 935px) 100vw, 935px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Cette licorne rouge à la crinière enflammée porte&nbsp; les couleurs de l&rsquo;amour passion et du sang de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour découvrir les secrets de cette oeuvre, il nous faut pénétrer de l&rsquo;autre côté de cette peinture réalisée sur la vitre d&rsquo;une fenêtre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la fenêtre, une cuisine, celle d&rsquo;une maison située au bout des gorges de l&rsquo;Ardèche. En 1937, elle abrite un couple d&rsquo;amoureux : une jeune anglaise de 20 ans, Leonora Carrington, et un peintre allemand de 46 ans, farouchement antinazi, Max Ernst.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les amants restaurent cette vieille ferme du XVIIe siècle, achetée grâce à l&rsquo;argent des riches parents de Leonora : Max Ernst s&rsquo;occupe de l&rsquo;extérieur réalisant des géants en plâtre, des créatures fantastiques qui soutiennent la bâtisse tandis que Leonora décore les meubles, les portes et les fenêtres. Leur amie Lee Miller immortalise dans d&rsquo;étonnants clichés les travaux du couple d&rsquo;artistes surréalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette licorne sur la fenêtre de la cuisine, c&rsquo;est un peu un autoportrait pour Leonora, jeune femme libre et indépendante, excellente cavalière, qui s&rsquo;est toujours associée au cheval. La licorne, c&rsquo;est l&rsquo;animal-fée du Moyen-Âge, tout comme Leonora incarne la femme-fée envoûtante chère aux surréalistes. Fascinée par l&rsquo;alchimie, la cuisine est son domaine. Mélangeant les saveurs, en créant de nouvelles, pour le plaisir des sens, elle est la gardienne du foyer et veille à la convivialité du lieu. Son amie Lee Miller, quand elle abandonnera la photographie, suite aux traumatismes de la guerre, se tournera aussi vers la cuisine.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces années à Saint-Martin-d&rsquo;Ardèche, c&rsquo;est le temps du bonheur et de l&rsquo;amour fou marqué par une intense activité créatrice et des baignades nus dans la rivière limpide.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la guerre ne tarde pas à rattraper les amants. Max Ernst est arrêté et conduit dans un camp d&rsquo;internement pour ennemis de la France près d&rsquo;Aix-en-Provence. Leonora, livrée à elle-même, finit par céder la maison et fuit en Espagne où elle sera victime d&rsquo;un viol collectif puis enfermée dans un asile psychiatrique où elle subira de violents traitements. Le temps de l&rsquo;insouciance est à jamais révolu.</p>
</div></div>



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