
C’est un paysage de carte de vœux et pourtant c’est un paysage d’un réalisme troublant, presque photographique.
Ici l’hiver n’est pas une saison triste et morte. Le soleil s’infiltrant à travers les branches de la forêt se réverbère sur la neige et éclaire le tableau d’une lumière irréelle. Le silence intense des jours de neige est à peine troublé par le crissement feutré d’un traineau au loin sur le chemin. Si l’on prêtait l’oreille, on entendrait battre le coeur ralenti de tous les animaux endormis.
La végétation s’affaisse sous le poids de la neige et pourtant c’est le cœur léger que l’homme rentre chez lui. Le cheval et le traineau ont marqué à l’aller la neige de leurs empreintes, l’animal n’a qu’à remettre ses pas dans les siens et suivre le chemin tout tracé. Le traineau, plus lourd, s’enfoncera sans doute un peu plus. Lourd du bois que l’homme ramène. Ce bois qui fait vivre la forêt et les hommes. Ce bois qui pour l’homme est synonyme de protection, de chaleur et de confort.
A l’orée de cette nouvelle année, c’est avec ce paysage de carte de vœux que je vous souhaite de marquer de vos pas audacieux des voies encore inexplorées mais de savoir aussi profiter de la chaleur du foyer qui vous attend.
