
Avant de devenir le portraitiste mondain de la bonne société parisienne, Carolus-Duran s’est mis en scène dans plusieurs autoportraits dont le très romantique « Balser’
Le jeune homme émerge d’un fond sombre, il penche son visage aux joues rougies par la passion sur une belle endormie, une main dans ses cheveux defaits. Le temps semble suspendu avant que leur baiser ne scelle leur amour.
C’est elle qui est mise en valeur : robe blanche dont les manches transparentes révèlent la peau délicate de ses bras, châle rouge qui capte la lumière et suggère, comme la rose dans ses cheveux, la passion qui les unit. Paupières closes et lèvres entrouvertes, elle s’apprête à recevoir ce baiser. Sa main maintient celle de son amant sur son ventre.
Cette jeune femme, c’est Pauline Croizette, que Carolus-Duran a fraîchement épousée. Elle aussi est artiste et tous deux se sont rencontrés au Louvre.
Si le temps retient maintenant son souffle, le vent de la passion semble avoir tout balayé jetant à terre le bouquet et bousculant la jeune femme étendue à même le sol.
Où voir l’oeuvre : Palais des Beaux-Arts de Lille.
